Entrepreneuriat et Indépendance : L’Histoire de l’Association Mouetse

Entrepreneuriat et Indépendance : L’Histoire de l’Association Mouetse

L’indépendance financière et l’autonomisation de la femme rurale sont des enjeux cruciaux pour la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est précisément la mission que s’est donnée l’association « Mouetse », dirigée par Mariette Raissa Kombila. Grâce au soutien de Sonia Manomba, Déléguée spéciale adjointe de la ville de Tchibanga, et à l’engagement de membres tels que Richard Mfoumbi, Sabine Marcelle Matchiendy et Serge, ce projet a connu un succès retentissant. Entrepreneuriat et Indépendance.

Un Projet Né de la Solidarité et du Travail Acharné

Tout a commencé en novembre 2023, avec une mission de prospection dans la province de la Nyanga. L’Unesco et la Fondation Salvador Soler, soutenues par le ministère de la Pêche et la Direction Générale de l’Économie Sociale et Solidaire, ont formé et équipé des femmes et des jeunes de la région. Cet appui technique et matériel a été déterminant pour lancer l’activité de pisciculture de l’association Mouetse.

La Pisciculture, un Chemin vers l’Autonomie

Six mois après le début de l’élevage, les femmes de l’association ont procédé à leur première pêche sous l’œil attentif de diverses autorités, dont le Directeur Provincial de la Pêche. Les silures et tilapias, élevés avec soin, étaient prêts à être mis sur le marché. « Ce fut un immense plaisir et une expérience satisfaisante d’avoir contribué et participé à cette belle aventure qu’est l’élevage de poissons hors sol, » témoigne Sabine Marcelle Matchiendy.

Un Succès Réjouissant et Encouragements pour l’Avenir

Le 12 juin 2024, les femmes de l’association Mouetse ont célébré le succès de leur projet de pisciculture. Non seulement elles ont réalisé une pêche abondante, mais elles ont également réussi à vendre leurs produits halieutiques. Cette réussite, motivée et orchestrée par Sabine Marcelle Matchiendy, est une source de grande fierté pour l’association.

« C’est avec un sentiment de satisfaction que l’association Mouetse tient à remercier nos différents partenaires, notamment le ministère de l’Agriculture, la Pêche et l’Élevage via son Directeur de la Pêche, Brice Didier Mabert, la Direction de l’Économie Sociale et Solidaire, l’Unesco et la Fondation Salvador Soler d’Espagne. Leur soutien a été crucial pour la mise en œuvre de ce projet, » souligne-t-elle.

Un Combat pour la Dignité et l’Épanouissement des Femmes

Mariette Raissa Kombila, présidente de l’association Mouetse, explique que l’initiative vise avant tout à lutter contre les violences faites aux femmes en leur offrant une voie vers l’indépendance financière. « Lutter contre ce fléau que sont les violences faites aux femmes, c’est chercher à redorer et à valoriser l’image de la femme. L’épanouissement économique de la femme rurale passe par l’entrepreneuriat, qui pourrait redonner aux femmes de l’arrière-pays leurs lettres de noblesse d’antan, » déclare-t-elle.

L’association Mouetse, par son engagement et ses actions, montre la voie vers un futur où les femmes rurales peuvent se libérer des contraintes économiques et sociales. Leur succès en pisciculture n’est qu’un début, annonciateur de nombreuses autres réussites à venir.

Un Modèle Inspirant pour d’Autres Communautés

L’exemple de l’association Mouetse résonne au-delà des frontières de la province de la Nyanga. Leur succès en pisciculture inspire d’autres communautés rurales à envisager l’entrepreneuriat comme un moyen de surmonter les obstacles économiques et sociaux. Des initiatives similaires commencent à émerger, soutenues par des organisations locales et internationales.

L’Importance du Soutien Institutionnel et Partenarial

Le projet de l’association Mouetse souligne l’importance du soutien institutionnel et partenarial. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage, la Direction de l’Économie Sociale et Solidaire, ainsi que des organisations internationales comme l’Unesco et la Fondation Salvador Soler, ont joué un rôle crucial. Leur contribution en termes de formation, de matériel et de ressources a permis de concrétiser une vision ambitieuse.

Sabine Marcelle Matchiendy met en avant cette collaboration fructueuse : « Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans l’appui indéfectible de nos partenaires. Leur implication à nos côtés montre que l’union fait la force, et que des actions concertées peuvent véritablement transformer des vies. »

Perspectives d’Avenir et Développement Durable

Fortes de leur réussite, les femmes de l’association Mouetse envisagent déjà l’avenir avec de nouveaux projets. Elles prévoient d’agrandir leurs installations de pisciculture, d’introduire de nouvelles espèces de poissons, et d’explorer d’autres activités économiques comme l’agriculture durable et l’artisanat.

Mariette Raissa Kombila évoque ces perspectives avec enthousiasme : « Nous voulons diversifier nos activités pour assurer une source de revenu stable et pérenne pour les femmes de notre communauté. L’objectif est de créer un écosystème économique autosuffisant qui permettra à chacune de s’épanouir et de contribuer activement au développement de notre région. »

Témoignages et Réactions

Les témoignages des bénéficiaires du projet témoignent de l’impact significatif de l’initiative. « Participer à ce projet m’a non seulement permis de subvenir aux besoins de ma famille, mais aussi de gagner en confiance et en estime de soi, » confie une des membres de l’association.

Les autorités locales saluent également cette réussite. Le Directeur Provincial de la Pêche, présent lors du premier jet de pêche, a exprimé son admiration pour le travail accompli : « L’association Mouetse a prouvé que l’engagement communautaire et l’entrepreneuriat peuvent apporter des solutions concrètes aux défis socio-économiques de notre région. »

Conclusion

L’histoire de l’association Mouetse est celle d’une victoire collective contre les violences et la précarité. Grâce à la pisciculture, ces femmes ont non seulement gagné en autonomie financière, mais elles ont aussi redonné espoir à leur communauté. Leur détermination et leur succès sont un témoignage inspirant de ce que peut accomplir une association engagée et soutenue.

En poursuivant sur cette voie, l’association Mouetse continuera de transformer des vies et de montrer la voie vers un futur où l’indépendance financière et l’épanouissement personnel sont à la portée de toutes les femmes, quelles que soient leurs origines ou leur situation géographique.

Source : Gablibre/Gabonews

Controverse sur la Révision Électorale au Gabon

Controverse sur la Révision Électorale au Gabon

L’ombre d’un doute plane sur le processus de révision de la liste électorale au Gabon. Le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, est accusé de manœuvres illégales visant à raccourcir la période de révision, soulevant des interrogations sur ses véritables intentions. Cependant, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, 4e vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition, n’entend pas laisser faire et a décidé d’agir pour défendre la légalité. Controverse sur la Révision Électorale au Gabon.

La Saisine de la Cour Constitutionnelle

À la veille de la révision de la liste électorale pour les élections référendaires, Geoffroy Foumboula, également acteur de la société civile, a saisi la Cour constitutionnelle le 12 juin. Il dénonce une violation des dispositions de l’article 37 de la loi 7/96 du 12 mars 1996 modifiée, ainsi que du décret 0178 régissant l’adoption et la publication des textes législatifs et réglementaires.

Le député requiert l’annulation de l’arrêté n°1020/MIS du 6 juin 2024. Cet arrêté, pris par le ministre de l’Intérieur Hermann Immongault, fixe la période de révision du 13 au 20 juin, bien en deçà des 45 jours prévus par la loi. Foumboula souligne que cet arrêté n’a ni été publié au Journal officiel, ni trouvé dans les locaux du ministère, remettant ainsi en cause sa légitimité.

Une Période de Révision Illégale

L’article 37 de la loi 7/96, modifiée, stipule une période de 45 jours pour la révision de la liste électorale, contre seulement une semaine annoncée par le ministre. Cette décision enfreint également le décret 0178 relatif à l’adoption et la publication des textes législatifs et réglementaires.

Face à cette irrégularité, le député de la Transition chargé du suivi de la mise en œuvre du contrôle de l’action du gouvernement a déclaré sur Facebook : « Nous ne nous sommes pas battus contre le PDGISME pour arriver à un Gabon meilleur dans l’objectif de vivre les mêmes violations. La restauration des institutions en transition doit commencer par le respect et rien que le respect des textes. »

Suspension de l’Opération

En vertu de l’article 85 de la Constitution, l’enregistrement de la requête suspend les effets produits par l’acte contesté. Par conséquent, l’opération de révision de la liste électorale est suspendue en attendant la décision de la Cour constitutionnelle. Cette situation soulève des questions cruciales : pourquoi le ministre de l’Intérieur a-t-il tenté de réduire la période de révision de la liste électorale ? Quelles pourraient être les motivations derrière cette décision controversée ? Le débat sur la transparence et le respect des procédures démocratiques reste ouvert.

Conclusion

Le processus de révision de la liste électorale au Gabon est au centre d’une polémique majeure. Les actions de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso visent à assurer le respect de la légalité et des procédures établies, face à ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation du processus électoral. La décision de la Cour constitutionnelle sera cruciale pour déterminer l’issue de cette controverse et garantir la transparence du processus électoral dans le pays.

Attente de la Décision de la Cour Constitutionnelle

Alors que la nation attend avec impatience la décision de la Cour constitutionnelle, l’incertitude persiste quant aux prochaines étapes du processus électoral. La suspension de la révision de la liste électorale a provoqué des réactions diverses parmi les acteurs politiques et la société civile. Certains soutiennent les actions de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, voyant en lui un défenseur de la légalité et de la transparence, tandis que d’autres expriment des préoccupations quant aux conséquences possibles d’un retard prolongé dans le processus électoral.

Réactions et Conséquences Politiques

Les partisans de la transparence électorale ont salué la suspension comme une victoire pour la démocratie et l’état de droit au Gabon. Pour eux, la manœuvre du ministre de l’Intérieur représente une tentative de manipulation qui, si elle n’avait pas été contestée, aurait pu compromettre la crédibilité des élections référendaires à venir.

Cependant, d’autres voix s’élèvent pour critiquer cette suspension, arguant qu’elle pourrait créer des tensions inutiles et retarder un processus électoral crucial pour le pays. Les partisans du gouvernement en place, notamment, expriment des inquiétudes quant à la stabilité politique et appellent à une résolution rapide de cette crise.

Les Implications pour l’Avenir

Au-delà de la décision immédiate de la Cour constitutionnelle, cette controverse pourrait avoir des implications durables pour le paysage politique gabonais. Elle met en lumière les défis persistants en matière de gouvernance et de respect des institutions. La transparence et la légalité du processus électoral sont des éléments essentiels pour la consolidation de la démocratie au Gabon, et cette affaire pourrait servir de catalyseur pour des réformes plus larges et plus profondes.

Les acteurs de la société civile, encouragés par les actions de Foumboula, pourraient intensifier leurs efforts pour surveiller et influencer les processus électoraux et législatifs. De plus, les institutions judiciaires du pays sont mises à l’épreuve, devant prouver leur indépendance et leur capacité à faire respecter la loi, même face à des pressions politiques.

Appel à la Vigilance et à l’Engagement Citoyen

Dans ce contexte, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso et d’autres leaders civiques appellent les citoyens à rester vigilants et engagés. Ils soulignent l’importance d’une participation active de la population dans les processus démocratiques et de la nécessité de défendre les acquis démocratiques.

Conclusion Provisoire

L’affaire de la révision de la liste électorale au Gabon est loin d’être close. La décision de la Cour constitutionnelle sera déterminante pour la suite des événements. Toutefois, cette situation a déjà eu un impact significatif en suscitant un débat national sur la transparence, la légalité et la gouvernance démocratique. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si ces discussions conduiront à des changements positifs et à une consolidation de la démocratie au Gabon. Les citoyens, les acteurs politiques et la société civile devront rester mobilisés pour garantir que les principes démocratiques soient respectés et renforcés.

Source : Gablibre/Gabonreviez

Pr Albert Ondo Ossa : Appel à l’Ordre Constitutionnel au Gabon

Pr Albert Ondo Ossa : Appel à l’Ordre Constitutionnel au Gabon

Convaincu d’être le vainqueur légitime de la présidentielle de 2023, le Pr Albert Ondo Ossa appelle à une réinstauration de l’ordre constitutionnel, marqué par son installation à la tête du Gabon. «Moi, je suis un président élu», a-t-il affirmé sur RFI. Bien que les résultats officiels du Centre gabonais des élections (CGE) l’aient placé en deuxième position avec 30,77 % des suffrages, il réclame la publication des «véritables résultats» et sollicite une décision de la Cour constitutionnelle. Selon lui, la transition actuelle dérive de son objectif initial. Pr Albert Ondo Ossa.

Un Déjà-Vu de 2016

À l’instar de Jean Ping après la présidentielle de 2016, le Pr Albert Ondo Ossa se considère comme le «président élu» du Gabon. La période électorale récente a été marquée par un rejet du système Bongo/PDG incarné par Ali Bongo, dont la victoire avec 64,27 % des voix a été annulée par les militaires le 30 août 2023, déclenchant une période de transition. Le candidat de la plateforme Alternance 2023 conteste ce processus de transition et demande son installation comme président de la République.

Appel à la Publication des Véritables Résultats

Lors de son intervention sur RFI, le Pr Ondo Ossa a insisté sur l’existence de véritables résultats électoraux. «Les résultats existent, les personnes habilitées les ont publiés. Ce n’est pas une supposition, c’est une réalité, véritablement», a-t-il déclaré. Bien que les résultats officiels l’aient placé en deuxième position avec 30,77 % des voix, il maintient que «les véritables résultats, qui existent, soient publiés et que la Cour constitutionnelle prenne une décision selon ces résultats».

La Seule Sanction : Celle du 26 août

Avant d’être désigné candidat par des personnalités politiques influentes, le professeur d’université se sentait déjà proche des Gabonais et croit en ses chances de remporter les élections. «Isolé par rapport à quoi ? C’est ça la vie politique, les avis politiques se discutent, mais quelle est la sanction ? C’est l’urne. Allons-y dans les conditions normales où tout le monde se reprend et on verra», a-t-il avancé.

Pour lui, la seule sanction valable est celle du 26 août, et les résultats de cette date doivent être pris en compte. «Moi je parle en toute connaissance de cause parce que je sais que le peuple gabonais a approuvé le mien. C’est ce qui me donne une légitimité populaire», a-t-il ajouté. Il se montre sceptique quant à l’organisation des élections en 2025 selon le calendrier de la Transition, accusant les autorités de la transition de maintenir les mêmes pratiques que le régime déchu.

Rejet du Dialogue National Inclusif

Le Pr Ondo Ossa rejette également l’organisation du Dialogue national inclusif, qu’il estime sans impact sur les réformes nécessaires du pays. Pour lui, seul un président élu avec un programme de réformes peut apporter les changements nécessaires. «Pas de fausse transition, pas de gens qui s’imposent et qui nous ramènent effectivement le système Bongo-PDG. Moi, je suis un président élu, je ne prends pas la place d’un président en transition», a-t-il argumenté.

Les Chiffres de l’Élection

Selon le CGE, 846 643 électeurs étaient attendus aux urnes en 2023, avec 22 364 bulletins blancs ou nuls et 457 288 suffrages exprimés, soit un taux de participation de 56,65 %. Les résultats officiels placent Ali Bongo Ondimba en tête avec 64,27 %, suivi par Albert Ondo Ossa avec 30,77 %. Les autres candidats, tels que Jean Delors Biyoghe, Gérard Ella Nguéma, et Jean Romain Fanguynovéni, ont obtenu des scores inférieurs à 1 %.

Le Pr Albert Ondo Ossa persiste et signe : il se considère comme le président élu et appelle à une révision des résultats pour un retour à l’ordre constitutionnel véritable au Gabon.

L’Appel à la Mobilisation Populaire

Face à l’incertitude politique et aux revendications non satisfaites, le Pr Albert Ondo Ossa en appelle à la mobilisation des Gabonais. Il considère que le soutien populaire est crucial pour faire valoir ses droits et pour que les «véritables résultats» soient reconnus. «Je suis là et cela dépend des Gabonais qui ont porté leur suffrage sur ma personne», a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’une solidarité nationale pour rétablir la justice électorale.

L’Inquiétude Face à la Transition Actuelle

Le Pr Ondo Ossa exprime des préoccupations croissantes concernant la direction que prend la transition actuelle. Il accuse les autorités de la transition d’imiter les pratiques du régime Bongo-PDG, notamment par l’organisation du Dialogue national inclusif, qu’il considère comme une distraction sans effet réel sur les réformes nécessaires. «Il faudrait oublier le Dialogue», estime-t-il, soulignant que seules des actions concrètes peuvent apporter des changements durables.

Une Opposition Forte à Toute Forme de Manipulation

Réitérant sa position ferme, le Pr Ondo Ossa rejette toute tentative de manipulation ou de fraude électorale. Il appelle à une élection libre et transparente pour déterminer véritablement la volonté du peuple gabonais. «Pas de fausse transition, pas de gens qui s’imposent», martèle-t-il, insistant sur la légitimité de sa propre élection et sur la nécessité d’un processus démocratique honnête.

La Position des Partis Politiques et des Acteurs de la Transition

Les positions des différentes parties politiques et des acteurs de la transition sont variées. Certains soutiennent les revendications du Pr Ondo Ossa et appellent également à une transparence totale dans le processus électoral. D’autres, en revanche, restent fidèles au régime de transition actuel, mettant en avant la nécessité de stabilité et de continuité pour mener à bien les réformes engagées.

L’Attente de la Cour Constitutionnelle

La décision de la Cour constitutionnelle est attendue avec impatience par tous les camps. Le Pr Ondo Ossa exhorte la Cour à se prononcer en faveur de la publication des «véritables résultats» et à reconnaître sa victoire. Selon lui, c’est une étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel et pour la restauration de la confiance dans le processus démocratique au Gabon.

Un Contexte Électoral Complexe

Le contexte électoral de 2023 au Gabon est marqué par une forte polarisation et des tensions politiques. Les résultats contestés, la prise de pouvoir par les militaires et la transition en cours ajoutent à la complexité de la situation. Les électeurs, avec un taux de participation de 56,65 %, ont exprimé des choix variés parmi les 14 candidats en lice, mais la légitimité de ces résultats est maintenant au centre des débats.

Conclusion : Un Appel à la Vigilance Démocratique

Le Pr Albert Ondo Ossa continue de plaider pour un retour à l’ordre constitutionnel et pour la reconnaissance de ce qu’il considère comme sa victoire légitime. Son appel à la mobilisation populaire et à la transparence électorale résonne dans un pays en quête de stabilité et de justice. Alors que le Gabon traverse cette période de transition incertaine, la vigilance démocratique et la participation active des citoyens demeurent essentielles pour l’avenir du pays.

Source : Gablibre / Gabonreview

 

 

L’entrepreneuriat au Gabon : une réponse à la précarité

L’entrepreneuriat au Gabon : une réponse à la précarité

Au Gabon, la précarité touche une frange importante de la population, poussant les jeunes à adopter des stratégies de résilience pour surmonter les défis économiques. Dans ce contexte, l’entrepreneuriat se présente comme une solution viable pour échapper à cette situation difficile. L’entrepreneuriat au Gabon.

La précarité et le chômage, moteurs de l’entrepreneuriat

Créer une activité génératrice de revenu est devenu une nécessité pour de nombreux Gabonais confrontés au chômage et à la précarité. Historiquement, le Gabon a toujours été dépendant de l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment le pétrole. Cependant, la chute des cours du pétrole en 2014 a provoqué une baisse significative des recettes nationales. Cette situation a été exacerbée en 2020 par la pandémie de Covid-19, qui a entraîné une hausse du chômage et des difficultés économiques accrues pour la population.

Des politiques nationales en soutien à l’entrepreneuriat

Face à ces défis, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a mis en place des politiques nationales visant à soutenir les Gabonais désireux de se lancer dans l’entrepreneuriat. Ces mesures comprennent plusieurs projets destinés à améliorer l’employabilité des Gabonais et à promouvoir la création d’entreprises.

Parmi les initiatives lancées, on peut citer le secteur du transport, où 400 taxis ont été octroyés à de jeunes nationaux. Cette mesure vise non seulement à réduire le chômage, mais aussi à améliorer le service de transport dans le pays. De plus, des formations en boulangerie-pâtisserie ont été organisées pour les natifs du pays, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles entreprises dans le secteur culinaire.

Un avenir prometteur pour les entrepreneurs gabonais

Que ce soit dans le secteur formel ou informel, les Gabonais disposent désormais de multiples leviers pour développer des activités génératrices de revenus. Grâce aux politiques de soutien et aux initiatives de formation, de nombreux jeunes parviennent à surmonter la précarité et à améliorer leurs conditions de vie. L’entrepreneuriat apparaît ainsi non seulement comme une solution aux problèmes économiques actuels, mais également comme un vecteur de développement et de croissance pour le Gabon.

En conclusion, l’entrepreneuriat offre une voie prometteuse pour les Gabonais face à la précarité et au chômage. Les initiatives gouvernementales et les projets de soutien jouent un rôle crucial dans la promotion de l’esprit d’entreprise et la création de nouvelles opportunités économiques. Grâce à ces efforts, de nombreux Gabonais peuvent envisager un avenir meilleur et plus stable.

Des success stories inspirantes

Les initiatives mises en place commencent à porter leurs fruits, avec plusieurs success stories qui inspirent d’autres Gabonais à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Par exemple, Jean, un jeune diplômé de Libreville, a pu bénéficier de l’un des 400 taxis octroyés par le gouvernement. Grâce à cette opportunité, il a non seulement trouvé une source de revenu stable, mais il a également pu embaucher deux autres jeunes comme chauffeurs, contribuant ainsi à la réduction du chômage dans sa communauté.

De même, Marie, une jeune femme passionnée de pâtisserie, a suivi une formation en boulangerie-pâtisserie financée par le gouvernement. Aujourd’hui, elle possède sa propre boulangerie dans un quartier de Libreville, où elle emploie cinq personnes et attire une clientèle fidèle grâce à la qualité de ses produits.

Les défis à surmonter

Malgré ces succès, les entrepreneurs gabonais doivent encore faire face à plusieurs défis. L’accès au financement reste l’un des obstacles majeurs, de nombreux jeunes ayant des difficultés à obtenir des prêts bancaires pour lancer ou développer leurs entreprises. En réponse à cela, le gouvernement travaille sur des solutions de financement adaptées, telles que des microcrédits et des subventions spécifiques pour les jeunes entrepreneurs.

Un autre défi réside dans la formalisation des entreprises. Beaucoup d’activités économiques se déroulent encore dans le secteur informel, ce qui limite l’accès à certains avantages et protections juridiques. Des efforts sont en cours pour sensibiliser les entrepreneurs à l’importance de la formalisation et pour simplifier les démarches administratives.

Un écosystème entrepreneurial en expansion

Le développement de l’entrepreneuriat au Gabon est également soutenu par l’émergence d’un écosystème entrepreneurial dynamique. Des incubateurs et des espaces de coworking voient le jour, offrant aux jeunes entrepreneurs un environnement propice à l’innovation et à la collaboration. Ces structures fournissent non seulement des espaces de travail, mais aussi des services de mentorat, des formations et des réseaux de contacts essentiels pour le développement des entreprises.

L’avenir de l’entrepreneuriat au Gabon

Avec des politiques de soutien de plus en plus robustes et un environnement entrepreneurial en expansion, l’avenir de l’entrepreneuriat au Gabon semble prometteur. Le gouvernement et les acteurs privés doivent continuer à collaborer pour lever les obstacles restants et maximiser le potentiel des jeunes entrepreneurs gabonais.

En conclusion, l’entrepreneuriat s’affirme comme une réponse efficace à la précarité et au chômage au Gabon. Les initiatives gouvernementales, combinées aux efforts des jeunes et à l’émergence d’un écosystème entrepreneurial, ouvrent la voie à un développement économique inclusif et durable. À travers l’entrepreneuriat, de nombreux Gabonais trouvent non seulement un moyen de subsistance, mais aussi une voie vers l’autonomie et la réalisation de leurs ambitions.

Source : Gablibre / Gabon24

 

Raffinerie Gabonaise d’Or : Atout Économique Stratégique

Raffinerie Gabonaise d’Or : Atout Économique Stratégique

Inaugurée en juin 2023, la Raffinerie gabonaise d’or, située dans la Zone d’investissements spéciale (Zis) de Nkok, à une trentaine de kilomètres de Libreville, démontre déjà son efficacité et son impact économique. Cette nouvelle infrastructure marque un tournant dans l’exploitation et la valorisation de l’or au Gabon. Raffinerie Gabonaise d’Or.

Une Réduction Drastique des Exportations de l’Or Brut

Depuis sa mise en service le 2 juin 2023 par l’ex-président de la République, la raffinerie a permis de réduire considérablement les exportations d’or brut. En effet, selon les données du ministère de l’Économie et des Participations relayées par l’Agence Ecofin, les exportations sont passées de 43,9 milliards de francs CFA en 2022 à seulement 8,5 milliards de francs CFA en 2023. Cela représente une baisse de 80,7 %, illustrant l’effet immédiat et significatif de la raffinerie sur le secteur.

Une Capacité de Production Prometteuse

Avec une capacité de raffinage de 7 à 10 tonnes d’or par an, la raffinerie gabonaise d’or se positionne comme un acteur clé dans la transformation locale des ressources naturelles. Elle vise non seulement à raffiner 100 % de l’or produit au Gabon, mais aussi à établir le pays comme un hub de raffinage de l’or en Afrique centrale. De plus, la raffinerie a l’ambition d’aller jusqu’à une troisième transformation sur place, permettant notamment la fabrication de bijoux au Gabon.

Vers une Économie Plus Diversifiée et Transparente

Historiquement, l’or gabonais était principalement exploité de manière artisanale, avec des déclarations de production souvent lacunaires. On estime que 90 % de la production d’or n’étaient pas déclarés, ce qui entravait le développement d’une filière industrielle solide. Cependant, la mise en place de la raffinerie marque une étape cruciale vers une meilleure régulation et une valorisation accrue de cette ressource.

L’Agence Ecofin souligne que la baisse des exportations d’or brut en 2023 indique que le Gabon progresse vers ses objectifs de réduction des exportations de matières premières non transformées, conformément à sa stratégie de valorisation locale des ressources naturelles.

Une Production Nationale Encore Modeste

Malgré ces avancées, la production nationale d’or reste relativement modeste, s’élevant à seulement 2 tonnes par an, principalement issue du traitement de l’or alluvial. Cela montre que, bien que la raffinerie ait un potentiel important, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour augmenter la production et maximiser les bénéfices économiques pour le pays.

Conclusion

La Raffinerie gabonaise d’or représente une avancée significative pour l’économie du Gabon, contribuant à la réduction des exportations de l’or brut et à la promotion de la transformation locale. En se positionnant comme un hub régional, elle ouvre des perspectives prometteuses pour l’industrie minière du pays. Toutefois, pour que cette infrastructure atteigne son plein potentiel, une augmentation de la production nationale et une régulation stricte restent essentielles.

Défis et Opportunités pour le Futur

Pour maximiser l’impact de la raffinerie et réaliser pleinement les objectifs du Gabon en matière de valorisation locale, plusieurs défis doivent être relevés. L’augmentation de la production nationale d’or est primordiale. Actuellement, la production de 2 tonnes par an est loin de la capacité maximale de la raffinerie, ce qui nécessite des investissements et des initiatives pour stimuler l’exploration et l’exploitation de nouveaux gisements aurifères.

L’industrialisation de la filière aurifère doit également être renforcée. Historiquement dominée par des pratiques artisanales, la transition vers une production industrielle exige des investissements dans les technologies et les infrastructures, ainsi que la formation de la main-d’œuvre locale. Le gouvernement et les entreprises doivent collaborer pour créer un environnement propice à ces transformations.

La Raffinerie : Un Pôle d’Attraction pour les Investissements

En plus de la transformation de l’or gabonais, la raffinerie peut attirer des investissements étrangers en offrant des services de raffinage pour d’autres pays de la région. Faire du Gabon un centre de raffinage pour l’Afrique centrale pourrait générer des revenus supplémentaires et créer des emplois, renforçant ainsi l’économie nationale.

Promotion de l’Artisanat et de la Joaillerie

Un autre aspect crucial est la promotion de l’artisanat et de la joaillerie au Gabon. En intégrant la fabrication de bijoux, la raffinerie peut stimuler la création de valeur ajoutée sur place. Cela nécessite des politiques favorables pour les artisans et des programmes de formation pour développer les compétences nécessaires. Le développement de cette industrie pourrait également valoriser le patrimoine culturel gabonais à travers des créations uniques et authentiques.

Renforcement de la Régulation et de la Transparence

Pour assurer une gestion durable et transparente de la filière aurifère, le renforcement des régulations et la lutte contre la fraude sont essentiels. Le gouvernement doit mettre en place des systèmes de traçabilité et de certification pour garantir que l’or extrait et raffiné au Gabon respecte les normes internationales. Cela améliorera non seulement la réputation du Gabon sur le marché mondial, mais augmentera également la confiance des investisseurs.

Conclusion

La Raffinerie gabonaise d’or est une infrastructure stratégique qui ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie du Gabon. En réduisant les exportations d’or brut et en favorisant la transformation locale, elle contribue à la diversification économique et à la création de valeur ajoutée. Cependant, pour que cette initiative soit pleinement réussie, il est crucial de relever les défis liés à l’augmentation de la production, à l’industrialisation de la filière, à la promotion de l’artisanat et à la régulation du secteur. Avec une vision claire et des efforts concertés, le Gabon peut transformer son secteur aurifère en un pilier de son développement économique et social.

Source : Gablibre / Gabonreview

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