Le départ des Bongo : Une page se tourne au Gabon, mais celle de la justice reste blanche.

par | Sep 25, 2025 | Politique | 0 commentaires

N'hésitez pas à partager nos contenus

Paris, le 24 septembre 2025

Dans la nuit du 15 au 16 mai 2025, les membres de la famille de l’ancien président Ali Bongo Ondimba ont été discrètement exfiltrés du territoire national sous la protection directe du nouveau Chef de l’État gabonais. Cette opération, organisée dans la plus grande opacité, équivaut de facto à une garantie présidentielle d’impunité pour les crimes de sang et les détournements économiques attribués à ce clan, et constitue une rupture grave avec les principes de justice attendus d’un État de droit.

Dans le même esprit, le Président en exercice jusqu’à ce jour n’a pas mis en place la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, qui figure pourtant explicitement dans le document des recommandations officielles du Dialogue National Gabonais d’avril 2024, instance issue de la volonté populaire et soutenue par de larges segments de la société civile, y compris la Coordination des Associations et des Partis Politiques pour le changement et l’alternance démocratique(CAPPO). En effet, la CAPPO a insisté sur cette recommandation dans ses communications en date du 1er avril 2024, du 29 avril 2024, du 31 mars 2025 et du 27 avril 2025.

Ces décisions unilatérales compromettent dangereusement les efforts de réconciliation nationale et constituent une trahison manifeste des espoirs populaires portés par la révolution pacifique du 30 août 2023, qui avait symbolisé un sursaut démocratique historique pour notre pays.

Face à ces dérives, nous appelons le peuple souverain gabonais, dans un esprit de responsabilité et de cohérence avec les idéaux de justice et de transparence, à se mobiliser lors des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, afin de sanctionner dans les urnes les choix politiques contestés.

Nous exhortons en particulier les électeurs à rejeter sans équivoque tous les candidats issus de l’ancien Parti Démocratique Gabonais (PDG), quels que soient les nouveaux visages ou les étiquettes politiques adoptées pour masquer leur passé. En effet, comme le rappelle la sagesse populaire : « Même si le serpent change de peau, son venin demeure. »

  1. Jean Pierre ESSONO MENIE

Ancien membre du Comité Directeur du Mouvement de Redressement National en exil (MORENA)

Ancien Président du Rassemblement National des Bûcherons en Europe (RNB)

Président de la CAPPO

Secrétaire général du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains (CUEPA)


N'hésitez pas à partager nos contenus

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gablibre.com

Partagez cet article avec vos amis !

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videRetourner à la boutique