Brice Clotaire Oligui Nguema en terre Française

Brice Clotaire Oligui Nguema en terre Française

Le Président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, est arrivé en France ce 28 mai 2024, accompagné de sa délégation. Ce séjour, qui s’étendra jusqu’au 2 juin 2024, marque une étape importante dans les relations entre le Gabon et la France. Brice Clotaire Oligui Nguema.

À son arrivée à l’aéroport de Bourget, Brice Clotaire Oligui Nguema a été chaleureusement accueilli par la communauté gabonaise résidant en France. Cet accueil témoigne de l’importance et de l’espoir que les Gabonais placent en cette visite officielle.

Le programme de cette visite s’annonce particulièrement charger et riche en rencontres stratégiques. Parmi les moments forts attendus, le Président de la transition gabonaise sera reçu par le Président français Emmanuel Macron à l’Élysée. Cette rencontre symbolise la volonté des deux nations de renforcer leurs liens historiques et de coopérer davantage sur divers sujets d’intérêt commun.

Les discussions entre Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron porteront vraisemblablement sur plusieurs thèmes cruciaux, tels que le développement économique, la sécurité régionale, la lutte contre le changement climatique et les relations bilatérales. Le Gabon, riche en ressources naturelles et acteur clé dans la préservation des forêts tropicales, joue un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette rencontre pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles initiatives communes en matière de développement durable et de protection de l’environnement.

Outre les échanges avec les autorités françaises, le séjour de Brice Clotaire Oligui Nguema en France sera également ponctué de rencontres avec des représentants de la diaspora gabonaise et des acteurs économiques. Ces interactions visent à renforcer les liens entre les Gabonais de la diaspora et leur pays d’origine, tout en explorant des opportunités de collaboration économique et d’investissement.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts du Président de la transition gabonaise pour consolider les institutions démocratiques du Gabon et promouvoir une transition pacifique et inclusive. Elle représente également une occasion pour le Gabon de renforcer sa présence sur la scène internationale et de nouer des partenariats stratégiques avec des pays alliés.

En somme, la visite de Brice Clotaire Oligui Nguema en France témoigne de la dynamique positive des relations franco-gabonaises et de l’engagement des deux pays à travailler ensemble pour relever les défis communs. Ce séjour promet d’être fructueux et porteur de nouvelles perspectives pour l’avenir du Gabon et de ses relations avec la France.

Durant les jours suivants de son séjour, Brice Clotaire Oligui Nguema continuera son programme intensif avec une série de réunions et de visites visant à renforcer les relations bilatérales et à explorer de nouvelles opportunités de collaboration.

Le 29 mai, le Président de la transition gabonaise se rendra à un forum économique organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, où il rencontrera des chefs d’entreprise français intéressés par le potentiel d’investissement au Gabon. Cette session sera l’occasion de présenter les opportunités offertes par le Gabon dans divers secteurs tels que l’exploitation minière, les infrastructures, l’agriculture et le tourisme. Les discussions mettront en lumière les réformes économiques en cours au Gabon et les mesures incitatives mises en place pour attirer les investisseurs étrangers.

Le 30 mai, Brice Clotaire Oligui Nguema se rendra à l’Institut français des relations internationales (IFRI) pour une conférence dédiée à la politique africaine et à la coopération internationale. Il prononcera un discours sur les défis et les opportunités de la transition politique au Gabon, suivi d’un débat avec des experts et des diplomates. Cette intervention permettra de partager la vision du Gabon pour une gouvernance transparente et inclusive, ainsi que les initiatives en cours pour assurer la stabilité et le développement durable du pays.

Le 31 mai, une journée spéciale sera consacrée aux échanges culturels et éducatifs. Brice Clotaire Oligui Nguema visitera la Sorbonne, où il rencontrera des étudiants et des chercheurs spécialisés dans les études africaines. Cette visite vise à renforcer les liens académiques entre les institutions gabonaises et françaises et à promouvoir des programmes d’échange pour les étudiants et les enseignants.

Le 1er juin, le Président de la transition gabonaise participera à une réception organisée par l’ambassade du Gabon en France, réunissant des membres de la diaspora gabonaise et des personnalités influentes de la communauté africaine en France. Cet événement sera une occasion de célébrer les liens fraternels entre le Gabon et ses ressortissants à l’étranger, tout en discutant des moyens de contribuer au développement du pays.

Enfin, le 2 juin, Brice Clotaire Oligui Nguema conclura son séjour par une rencontre avec des membres du gouvernement français, où seront abordées des questions clés telles que la coopération en matière de sécurité, la lutte contre le terrorisme et les défis migratoires. Cette rencontre permettra de renforcer les engagements bilatéraux et de définir une feuille de route pour les prochaines années de coopération entre les deux pays.

La visite de Brice Clotaire Oligui Nguema en France aura été marquée par des échanges fructueux et des avancées significatives dans plusieurs domaines. En renforçant les liens avec la France, le Gabon s’affirme comme un partenaire stratégique sur la scène internationale, déterminé à poursuivre sa transition vers une stabilité politique et un développement économique durable. Les résultats de cette visite sont prometteurs pour l’avenir des relations franco-gabonaises et pour le progrès du Gabon dans son ensemble.

 

Ali Bongo : Confidences post-chute !

Ali Bongo : Confidences post-chute !

Alors que Brice Clotaire Oligui Nguema, président de transition du Gabon, est attendu à Paris pour une visite de travail de cinq jours, Jeune Afrique publie un récit exclusif de la rencontre entre son directeur de publication, Marwane Ben Yahmed, et l’ancien président déchu, Ali Bongo. Le 10 mai dernier, Ali Bongo a livré ses réflexions sur le coup d’État qui l’a évincé, sa situation actuelle, et les nombreuses accusations portées contre lui et sa famille. Ali Bongo.

Un ressentiment palpable

Ali Bongo ne mâche pas ses mots. « Je n’ai pas dirigé ce pays seul. Certains de ceux qui sont aux affaires aujourd’hui et qui me vilipendent ont travaillé avec moi. N’ont-ils rien à se reprocher ? Les Bongo sont-ils responsables de toutes les vicissitudes du Gabon ?

Très bien, nous verrons s’ils feront mieux. » Avec cette déclaration, il exprime clairement son amertume. Marwane Ben Yahmed rapporte que Bongo ne montre « aucun signe de contrition », qu’il s’agisse des accusations de détournement massif d’argent public, des soupçons concernant la préparation de son fils à la succession, ou encore des controverses autour des élections de 2009 et 2016.

Convictions et défaites

Malgré sa chute brutale, Ali Bongo continue de clamer sa victoire lors de la présidentielle d’août 2023, interrompue par le coup d’État militaire. « Je ne cherche pas à revenir, contrairement à ce que certains pensent. » affirme-t-il, rejetant les accusations de tentative de retour au pouvoir. Selon lui, son seul tort a été de faire trop confiance et de se laisser trahir par certains de ses collaborateurs.

Refus de l’exil

Face à la perspective d’un exil, Ali Bongo est catégorique : « Je ne partirai jamais sans Sylvia et Noureddin », son épouse et son fils actuellement emprisonnés. Il a également refusé de démissionner et de céder certains biens dits mal acquis, montrant une détermination à rester sur place et à défendre sa position.

Une famille éprouvée

Marwane Ben Yahmed, lors de sa visite, a également croisé Patience Dabany, la mère d’Ali Bongo, ainsi que Pascaline Bongo, sa sœur aînée. Il décrit un Ali Bongo affaibli physiquement mais toujours lucide et déterminé, se déplaçant avec difficulté et ayant entamé une grève de la faim. Cette image contraste fortement avec celle de l’ancien chef d’État autrefois puissant, désormais réduit à lutter pour sa survie et celle de sa famille.

La situation d’Ali Bongo est emblématique des bouleversements politiques récents au Gabon. Tandis que Brice Clotaire Oligui Nguema prend les rênes du pays et tente de tourner la page, les paroles et les actions de Bongo rappellent que l’ombre de son long règne plane encore sur la scène politique gabonaise. Son refus de se soumettre complètement et ses accusations envers ses anciens collaborateurs posent des questions sur l’avenir politique du Gabon et sur la véritable portée des changements en cours.

Un avenir incertain

Alors que le Gabon se trouve à un carrefour politique, l’avenir reste incertain. Brice Clotaire Oligui Nguema, qui s’apprête à rencontrer les dirigeants français, devra faire face à des défis majeurs. Il devra convaincre non seulement la communauté internationale de sa capacité à stabiliser le pays, mais aussi les citoyens gabonais de sa volonté d’instaurer un changement véritable et durable.

Les défis du nouveau régime

Le nouveau président de transition devra répondre à des attentes élevées en matière de transparence et de lutte contre la corruption, des questions qui ont largement entaché le régime Bongo. La population attend des réformes profondes et des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie et relancer l’économie. Brice Clotaire Oligui Nguema aura la lourde tâche de prouver qu’il peut faire mieux que ses prédécesseurs, sous peine de voir sa légitimité rapidement remise en cause.

La relation avec la France

La visite à Paris de Brice Clotaire Oligui Nguema est cruciale. La France, ancien colonisateur et partenaire historique du Gabon, observe de près les évolutions politiques dans ce pays stratégique d’Afrique centrale. Paris, tout en prônant la démocratie et le respect des droits de l’homme, devra trouver un équilibre entre soutenir le nouveau régime et exercer une pression pour des réformes démocratiques. Cette relation sera déterminante pour l’avenir du Gabon, tant sur le plan économique que politique.

Le rôle de la communauté internationale

Au-delà de la France, la communauté internationale, notamment les Nations Unies et l’Union africaine, a un rôle clé à jouer dans l’accompagnement de la transition gabonaise. Une surveillance stricte des processus électoraux à venir, ainsi qu’un soutien aux initiatives de réconciliation nationale et de développement, seront essentiels pour garantir une transition pacifique et stable.

Les attentes de la population

Les Gabonais, fatigués par des décennies de gouvernance controversée, ont des attentes élevées vis-à-vis du nouveau régime. La demande pour une justice équitable, des opportunités économiques et une meilleure gestion des ressources naturelles est forte. La transition sera jugée en grande partie sur sa capacité à répondre à ces besoins fondamentaux et à démontrer une rupture avec les pratiques passées.

Le Gabon est à un moment crucial de son histoire. Les paroles d’Ali Bongo, pleines de ressentiment et de défi, rappellent les défis à surmonter pour tourner la page d’un passé tumultueux. Brice Clotaire Oligui Nguema, en tant que figure de transition, a une opportunité unique de redéfinir l’avenir du pays. Cependant, la route vers la stabilité et le progrès est parsemée d’obstacles. Le succès de cette transition dépendra de la capacité du nouveau régime à instaurer des réformes significatives, à gagner la confiance de la population et à s’engager véritablement sur la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Source : Jeune Afrique et RFI

 

 

Défi Constitutionnel du Gabon : Vers une Gouvernance Endogène !

Défi Constitutionnel du Gabon : Vers une Gouvernance Endogène !

Le Comité constitutionnel national (CCN) s’attèle désormais à une tâche ardue, celle de concilier les délibérations du Dialogue national inclusif (DNI) et les orientations définies par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Dans ce contexte, le CCN doit jongler entre deux impératifs majeurs : la mise en place d’un régime plus présidentiel que celui connu jusqu’à présent et la garantie d’une séparation rigide des pouvoirs. Défi Constitutionnel du Gabon.

Outre ces exigences, le CCN est également chargé de jeter les bases de la refondation de l’État, d’assurer l’indépendance de la justice et de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés publiques. Une question essentielle se pose : le CCN saur a-t-il répondre à ces défis sans compromettre la stabilité politique et institutionnelle du pays ?

Entre Esbroufe et Réalité

Les travaux de la sous-commission « Régime et institutions politiques» du DNI révèlent un certain engouement pour un président doté de pouvoirs étendus, et un exécutif totalement indépendant du Parlement. Ce penchant pour un hyper-présidentialisme soulève des interrogations quant aux leçons tirées du passé. En effet, l’histoire récente du pays, marquée par l’usurpation de pouvoir par les proches d’Ali Bongo, devrait inciter à une plus grande prudence. Pourtant, certains contributeurs semblent vouloir renforcer cette concentration de pouvoir, sans réellement envisager les implications pratiques d’une véritable séparation des pouvoirs.

Plaident-ils réellement pour une séparation rigide des pouvoirs ? Les propositions restent vagues et peu détaillées. Par exemple, le sort du pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale par le président demeure flou. De même, la question de la mise en accusation du président n’est pas abordée. La place de la justice reste ambiguë, notamment en ce qui concerne le statut de la Cour constitutionnelle et le rôle du président de la République au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Ces ambiguïtés laissent planer un doute sur la réelle volonté de consacrer l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Une Réflexion Incomplète et Désarticulée

L’analyse de la sous-commission « Régime et institutions politiques » apparaît parcellée et inaboutie. Loin de viser la mise en place d’institutions fortes et légitimes garantissant un État de droit et un processus démocratique transparent et inclusif, elle semble naviguer entre certitudes et émotions. Dans un pays encore marqué par les abus de pouvoir de figures telles que Brice Laccruche Alihanga, Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin, il est crucial de clarifier les droits et devoirs du président de la République, y compris sa responsabilité politique et pénale.

La réflexion autour de la responsabilité du président devant l’Assemblée nationale, ainsi que la menace de dissolution pesant sur les députés, est absente. La question de la distribution des pouvoirs entre le président et le Premier ministre, ainsi que l’indépendance des carrières des magistrats, y compris ceux de la Cour constitutionnelle, reste également en suspens. En ne traitant pas ces questions fondamentales, la sous-commission laisse une impression de superficialité et de mystification.

Vers une Réforme Constitutionnelle Profonde et Sans Arrière-Pensées

Si le régime semi-présidentiel a montré ses limites et que l’option du régime présidentiel est envisagée, il est impératif d’aborder ce débat de manière approfondie et sans arrière-pensées politiciennes. Chaque option présente des avantages et des inconvénients, et il est essentiel de considérer notre histoire commune et les spécificités de chaque régime politique. L’avenir du pays ne peut reposer sur des calculs personnels ou des compromis de circonstance, mais doit se construire sur des institutions robustes et des mécanismes de poids et contrepoids équilibrés.

En conclusion, le CCN se trouve à un carrefour crucial. Sa capacité à inventer un modèle de gouvernance endogène répondant aux fondamentaux du droit constitutionnel déterminera la réussite ou l’échec de la transition politique en cours. Le défi est immense, mais il est essentiel pour l’avenir démocratique et la stabilité du pays.

Vers une Gouvernance Équilibrée et Inclusive

Le Comité constitutionnel national (CCN) doit se doter des moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. Pour cela, il doit non seulement s’appuyer sur les principes directeurs du Dialogue national inclusif (DNI) et les orientations du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), mais également intégrer des mécanismes innovants et adaptés aux réalités locales. La clé réside dans la recherche d’un équilibre entre un exécutif fort et une véritable séparation des pouvoirs, garantissant ainsi la stabilité et l’efficacité de l’État.

L’Indépendance de la Justice : Un Pilier Incontournable

Un des axes fondamentaux de cette réforme est l’indépendance de la justice. Pour assurer cette indépendance, il est indispensable de définir clairement les modalités de fonctionnement et les structures de la justice. Le président de la République ne devrait plus présider le Conseil supérieur de la magistrature. Cette fonction pourrait être dévolue à une personnalité judiciaire de haut rang, élue par ses pairs, afin de garantir une indépendance réelle du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’exécutif.

En outre, la nomination des juges, y compris ceux de la Cour constitutionnelle, doit se faire de manière transparente et indépendante. Plusieurs modèles peuvent être envisagés, comme l’élection des juges par leurs pairs ou leur nomination à vie après une évaluation rigoureuse de leurs compétences et de leur intégrité. Ces mesures contribueraient à renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et à assurer une application équitable et impartiale de la loi.

Un Parlement Renforcé et Autonome

Pour équilibrer le pouvoir présidentiel, il est crucial de doter le Parlement de moyens de contrôle effectifs sur l’exécutif. Bien que certains préconisent un exécutif non redevable au Parlement, cette approche comporte des risques considérables. Au contraire, le Parlement doit disposer de prérogatives claires pour contrôler et, si nécessaire, censurer l’action gouvernementale. Le pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale par le président pourrait être encadré ou supprimé pour éviter les abus de pouvoir.

De plus, des mécanismes doivent être mis en place pour permettre la mise en accusation du président de la République en cas de manquement grave à ses devoirs. Cette responsabilité politique et pénale serait un garde-fou essentiel contre les dérives autocratiques.

Une Société Civile Engagée et Vigilante

La réforme constitutionnelle ne peut se faire sans une implication active de la société civile. Les citoyens doivent être informés et consultés tout au long du processus, afin de s’assurer que les réformes répondent réellement à leurs attentes et besoins. Des forums de discussion, des consultations publiques et des référendums peuvent être organisés pour recueillir les avis et les propositions des citoyens.

La promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés publiques doivent être au cœur de cette refondation. Des institutions indépendantes, telles que des commissions des droits de l’homme, doivent être créées ou renforcées pour surveiller et garantir le respect de ces droits.

Le Défi de la Mise en Œuvre

La réussite de cette réforme dépendra en grande partie de sa mise en œuvre. Il est crucial de prévoir des mécanismes de suivi et d’évaluation pour s’assurer que les nouvelles dispositions constitutionnelles sont appliquées efficacement. Un organe indépendant pourrait être chargé de superviser cette mise en œuvre et de faire des recommandations pour ajuster et améliorer le cadre constitutionnel au fur et à mesure des besoins.

Conclusion : Un Nouveau Contrat Social

Le CCN est face à une opportunité historique de redéfinir le contrat social du pays. En intégrant les leçons du passé et en répondant aux aspirations démocratiques du peuple, il peut jeter les bases d’un État de droit solide et pérenne. La route est semée d’embûches, mais avec une volonté politique ferme et une participation active de tous les acteurs, il est possible de construire un modèle de gouvernance endogène, équilibré et inclusif.

En définitive, le succès de cette entreprise réside dans la capacité du CCN à créer un cadre institutionnel qui non seulement évite les erreurs du passé, mais qui également s’inspire des meilleures pratiques internationales tout en restant profondément ancré dans les réalités locales. L’avenir de la nation dépend de la mise en place d’institutions robustes, transparentes et véritablement démocratiques, garantes de la paix sociale et du développement durable.

Source : Gabonreview

 

Fly Gabon : Un Nouveau Souffle pour l’Aviation Gabonaise

Fly Gabon : Un Nouveau Souffle pour l’Aviation Gabonaise

L’annonce officielle est tombée cette semaine dans la presse gabonaise : le ministre des Transports a confirmé la création de Fly Gabon, la nouvelle compagnie nationale aérienne. Ce projet ambitieux avait été évoqué par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans son discours de Nouvel An, rappelant que la précédente compagnie, Gabon Airlines, avait cessé ses activités il y a plus de dix ans. Aujourd’hui, Fly Gabon commence à prendre forme avec l’acquisition de ses premiers avions, annonçant ainsi des vols imminents. Fly Gabon.

Des Avions en Attente de Certificats de Navigabilité

Le ministre des Transports a précisé que les deux premiers avions achetés par Fly Gabon sont actuellement au siège de l’entreprise ATR dans le Sud-ouest de la France. Ces appareils, dont l’un est neuf et l’autre en service depuis cinq ans, sont en cours de révision et d’acquisition des assurances et titres de propriété nécessaires. Les certificats de navigabilité sont attendus sous peu, ce qui permettra le lancement officiel des premiers vols. Parallèlement, le siège de la holding gérant le secteur aérien gabonais, sous la tutelle du ministère de l’Économie, ouvrira bientôt ses portes.

Polémiques et Perspectives

L’achat des ATR, des modèles à hélice, a suscité des critiques quant à leur adéquation pour les lignes nationales et sous-régionales prévues. Cependant, Dieudonné Loït Ndinga Moudouma a défendu ce choix en expliquant qu’ils étaient parfaitement adaptés pour le lancement des opérations de Fly Gabon. À terme, la compagnie envisage de louer des avions plus grands, comme des Airbus ou des Boeing, pour son expansion internationale.

Rénovation des Aéroports et Réduction des Coûts

Pour accompagner cette renaissance de l’aviation gabonaise, plusieurs aéroports désaffectés, notamment ceux de Port-Gentil et Makokou, sont en cours de rénovation afin de pouvoir accueillir les futurs aéronefs. Le ministre des Transports a promis que toutes les provinces seraient desservies, et il s’est engagé à faire baisser le prix des billets. Des solutions telles que la subvention du carburant et la révision de certaines taxes aéroportuaires sont à l’étude pour atteindre cet objectif.

Un Espoir pour Désenclaver le Pays

Le lancement de Fly Gabon est vivement attendu, surtout pour désenclaver l’intérieur du pays, souvent pénalisé par la mauvaise qualité des infrastructures routières. Cette initiative promet de dynamiser les déplacements intérieurs, faciliter les échanges commerciaux et renforcer l’unité nationale en offrant une meilleure connectivité entre les différentes régions.

En conclusion, Fly Gabon se profile comme un acteur clé pour le renouveau du transport aérien au Gabon. Avec des avions prêts à décoller et des infrastructures en cours de modernisation, la nouvelle compagnie nationale s’apprête à redonner des ailes à l’aviation gabonaise, répondant ainsi à un besoin crucial de mobilité et de développement économique pour le pays.

Un Défi Logistique et Économique

Le lancement de Fly Gabon ne se fera pas sans défis. Le secteur aérien est notoirement complexe, avec des coûts élevés et des exigences de sécurité rigoureuses. Le ministre des Transports a souligné l’importance de chaque étape du processus, de la révision des avions à l’obtention des certificats de navigabilité. Cette rigueur est essentielle pour garantir que la compagnie soit conforme aux standards internationaux et puisse opérer sans incidents.

Soutien Gouvernemental et Partenariats Stratégiques

Le gouvernement gabonais joue un rôle central dans le redémarrage de l’aviation nationale. En plus des investissements directs dans la compagnie et les infrastructures aéroportuaires, des partenariats avec des entreprises étrangères sont envisagés pour assurer un transfert de compétences et de technologie. Ces collaborations sont cruciales pour former le personnel local, maintenir les aéronefs et gérer efficacement les opérations de vol.

Une Offre Diversifiée pour Répondre aux Besoins Locaux

Fly Gabon prévoit de desservir non seulement les principales villes du Gabon, mais aussi les régions plus isolées. Cette stratégie vise à améliorer la connectivité et à stimuler le développement régional. Les liaisons prévues vers les pays voisins renforceront également les échanges commerciaux et touristiques, positionnant le Gabon comme un hub régional.

Perspectives d’Expansion

À long terme, Fly Gabon envisage de se développer au-delà des frontières nationales. Avec une flotte potentiellement renforcée par des avions de plus grande capacité, la compagnie pourrait desservir des destinations internationales, attirant ainsi un flux de passagers plus diversifié. Cette expansion nécessitera des investissements continus et une gestion prudente pour éviter les écueils rencontrés par d’autres compagnies aériennes africaines.

Réactions et Attentes des Usagers

L’annonce du retour d’une compagnie aérienne nationale a suscité des réactions mitigées parmi les Gabonais. Certains expriment leur scepticisme en raison des échecs passés, tandis que d’autres voient en Fly Gabon une opportunité de transformation économique et sociale. Les attentes sont élevées quant à la qualité du service, la ponctualité des vols et l’accessibilité des tarifs.

Un Pari pour l’Avenir

Le succès de Fly Gabon dépendra de nombreux facteurs, notamment la gestion efficace de la compagnie, le soutien continu du gouvernement, et la capacité à s’adapter aux dynamiques du marché aérien. Si ces défis sont relevés, Fly Gabon pourrait non seulement redorer le blason de l’aviation gabonaise mais aussi servir de modèle pour d’autres initiatives similaires en Afrique.

Conclusion : Un Vent de Renouveau

En somme, Fly Gabon représente plus qu’une simple compagnie aérienne. Elle symbolise un nouvel élan pour le pays, une chance de relier les communautés et de stimuler l’économie nationale. Le ciel gabonais, longtemps déserté par une aviation nationale, est prêt à voir de nouveau ses avions voler, porteurs d’espoir et de renouveau.

Source : RFI

 

Renforcement des liens : Visite du président gabonais en France

Renforcement des liens : Visite du président gabonais en France

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema effectuera son premier voyage officiel en France du 28 mai au 2 juin, accompagné de plusieurs ministres, dont celui de l’Économie. Cette visite de travail est marquée par une rencontre prévue avec le président français Emmanuel Macron à l’Élysée le 31 mai. Les discussions porteront sur les relations bilatérales, les questions climatiques et forestières, ainsi que la transition politique au Gabon. Visite du président gabonais en France.

Objectifs de la visite

Pour Libreville, cette visite vise à se distinguer des pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, actuellement secoués par des coups d’État et le rejet des intérêts français. « Il est clair que notre transition n’a pas grand-chose à voir. Nous voulons montrer que notre situation est différente. Notre relation avec la France doit s’inscrire dans la normalité, au même titre que nos autres partenaires », a déclaré une source proche du gouvernement gabonais.

Renforcement de la légitimité internationale

Certains observateurs voient dans ce déplacement une tentative de Brice Clotaire Oligui Nguema   de chercher une légitimité auprès de la France. Toutefois, un connaisseur du dossier précise que ce n’est pas le principal objectif, rappelant que le président gabonais a déjà été reçu à l’ONU et par plusieurs chefs d’État. La France, quant à elle, a également intérêt à cette rencontre, surtout dans le contexte de défiance envers Paris dans certaines capitales africaines.

Historique des relations franco-gabonaises

Sous l’ancien président Ali Bongo, les relations entre la France et le Gabon avaient connu des tensions, exacerbées par l’adhésion du Gabon au Commonwealth il y a deux ans. Cependant, le putsch d’août dernier n’a pas aggravé ces tensions. Au contraire, les liens semblent s’être maintenus, comme en témoigne la rencontre entre Brice Clotaire Oligui Nguema et l’ambassadeur français Alexis Lamek le lendemain du coup d’État. La reprise des signaux de France 24 et RFI, interrompus le jour du vote, et la relance des activités de la société française Eramet dans la mine de Moanda, en sont des preuves supplémentaires.

Perspectives économiques et militaires

Le forum économique Gabon-France, prévu les 29 et 30 mai, sera une autre occasion importante de cette visite. Il réunira des chefs d’entreprise des deux pays pour discuter des opportunités d’affaires et de la situation économique du Gabon. Ce forum vise également à rassurer les investisseurs étrangers, malgré les recommandations du Dialogue national gabonais (DNI) en faveur d’une préférence nationale dans l’économie.

Par ailleurs, la base militaire française au Gabon, établie depuis 1960, sera un sujet sensible durant les discussions. Alors que la France a récemment retiré ses troupes de plusieurs pays du Sahel, aucune fermeture de la base gabonaise n’est prévue pour l’instant. Une réduction des effectifs est toutefois envisagée, comme l’a présenté Jean-Marie Bockel, l’envoyé personnel du président français pour l’Afrique, lors de sa visite en mars.

Rencontres symboliques et commémorations

Le séjour de Brice Clotaire Oligui Nguema en France comprendra également une rencontre avec la diaspora gabonaise le 1ᵉʳ juin. Le lendemain, il participera aux commémorations de la bataille d’Airaines dans la Somme, un événement historique marqué par la bravoure des Tirailleurs sénégalais et du capitaine gabonais Charles N’Tchoréré, héros de la bataille. Ce 2 juin marquera aussi le retour du président Oligui Nguema vers le Gabon.

Conclusion

Cette visite officielle du président gabonais en France représente une étape clé pour renforcer les relations bilatérales et affirmer la position du Gabon sur la scène internationale. En multipliant les rencontres et les discussions, Oligui Nguema espère consolider la coopération franco-gabonaise et attirer davantage d’investissements étrangers, tout en maintenant une stabilité politique au sein de son pays.

Source : RFI

 

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videRetourner à la boutique