Le Gabon à la Croisée des Chemins : Un Choix de Raison et d’Avenir

par | Avr 1, 2025 | Politique | 0 commentaires

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Par Alexandre OSSOGO NZE, Homme d’Affaires et Homme de Dieu

Le Gabon traverse une période charnière de son histoire. L’ouverture de la campagne présidentielle nous place collectivement devant un choix décisif, un moment où l’avenir de notre nation se dessine à travers les visions et les projets qui nous sont présentés. Après une longue période de réflexion personnelle, nourrie par l’écoute attentive, la lecture assidue et la comparaison minutieuse des différentes propositions et postures, le temps est venu pour moi de partager mes conclusions avec clarté et conviction. Ce n’est pas une décision prise à la légère, mais le fruit d’une méditation profonde sur les enjeux qui déterminent notre destin commun. Le Gabon à la Croisée des Chemins.

Le Silence Réfléchi Avant la Prise de Parole

Pendant de longs mois, j’ai observé une certaine retenue, m’abstenant délibérément de toute prise de position partisane. Ce silence n’était pas synonyme d’indifférence, mais dicté par un esprit de responsabilité. Dans un paysage politique souvent saturé de déclarations hâtives et de positionnements tactiques, j’étais convaincu que seule une analyse sereine et approfondie des projets de société pouvait éclairer nos choix collectifs. Il me semblait essentiel de laisser l’espace nécessaire à un débat sérieux sur le fond, loin des polémiques stériles et des slogans éphémères.

Il fallait prendre le temps de discerner les véritables intentions derrière les discours, d’évaluer la faisabilité des promesses et la cohérence des visions proposées. Aujourd’hui, alors que la campagne présidentielle entre dans sa phase active, ce temps de réflexion arrive à son terme. L’heure n’est plus à l’observation silencieuse, mais à l’engagement éclairé. Il est de mon devoir de citoyen, soucieux de l’avenir de mon pays, de m’exprimer avec franchise.

L’Épreuve Personnelle Comme Creuset d’une Conviction

Mon parcours personnel n’est pas étranger à la perspective qui est la mienne aujourd’hui. Pendant plus de dix ans, j’ai été privé de mon pays, une épreuve injuste, née de la création en 2009 d’un site internet, « Gabonlibre », plateforme d’expression citoyenne qui a visiblement heurté certains intérêts. J’ai connu l’âpreté des murs, le poids de l’isolement, le silence forcé qui tente de briser l’esprit. Cette expérience douloureuse, marquée par l’arbitraire et l’injustice, a profondément forgé ma compréhension des enjeux liés à la liberté, à l’État de droit et à la dignité humaine.

Mais dans cette épreuve, je n’ai jamais cédé au désespoir. J’ai tenu bon, porté par une foi inébranlable. Une foi en Dieu, source de force intérieure et de résilience face à l’adversité. Une foi en la justice, même lorsque celle-ci semblait lointaine et inaccessible, convaincu que la vérité finit toujours par triompher. Et surtout, une foi inébranlable dans le destin de mon pays, le Gabon. Cette conviction profonde que notre nation possède en elle les ressources morales, humaines et spirituelles pour surmonter ses divisions, guérir ses blessures et bâtir un avenir meilleur pour tous ses enfants. Cette période d’épreuve a renforcé ma détermination à œuvrer pour un Gabon où de telles injustices ne pourraient plus jamais se produire, un Gabon où la liberté d’expression serait garantie et où la justice serait véritablement indépendante et équitable.

L’État Actuel de l’Offre Politique : Un Déficit de Vision

Une élection présidentielle, surtout dans le contexte actuel de refondation, ne saurait se réduire à un simple concours d’éloquence ou à une bataille de slogans accrocheurs. Elle doit être, avant toute chose, une confrontation de visions pour l’avenir de notre société. C’est l’instant démocratique par excellence où chaque candidat, aspirant à la plus haute fonction de l’État, est tenu de répondre de manière détaillée et argumentée à une question fondamentale : Quelle société voulons-nous construire ensemble pour les décennies à venir ? Quel modèle de développement, quelles institutions, quelles valeurs souhaitons-nous léguer aux générations futures ?

Or, force est de constater, à ce jour, une situation préoccupante dans le paysage politique gabonais. La grande majorité des candidats déclarés ou potentiels n’ont pas encore rendu public un projet de société structuré, détaillé et chiffré. Ce manque n’est pas un simple détail technique ou une question de calendrier. Il est, à mon sens, le symptôme d’un malaise plus profond.

Il révèle soit un manque de préparation, soit une approche stratégique privilégiant les postures électoralistes et les attaques personnelles au détriment d’une réflexion programmatique sérieuse. Certains semblent naviguer à vue, espérant séduire par des promesses vagues ou en capitalisant sur le rejet du passé, sans offrir de cap clair ni de méthode crédible pour l’avenir. Cette absence de projet tangible laisse les citoyens dans le flou, incapables de comparer sereinement les offres politiques et de faire un choix éclairé sur la base d’engagements concrets.

La Transition : Une Opportunité Historique pour Refonder le Gabon

Nous vivons un moment véritablement exceptionnel, peut-être unique, de notre histoire nationale. Les événements d’août 2023, qui ont conduit à la mise en place de la Transition, ont ouvert une fenêtre d’opportunité rare : celle d’une refondation en profondeur de notre pacte politique, social et institutionnel. Après des décennies marquées par des crises récurrentes, une gouvernance souvent défaillante et des attentes citoyennes largement déçues, nous avons la possibilité de repartir sur des bases nouvelles, plus saines, plus justes et plus démocratiques.

Cependant, cette opportunité historique n’a de sens et ne pourra porter ses fruits que si elle s’accompagne d’un effort collectif de lucidité, d’ambition renouvelée et de méthode rigoureuse. La refondation ne peut être le fruit de l’improvisation ou des slogans. Elle exige un diagnostic sans complaisance de nos maux passés, une vision claire de l’avenir souhaité, et une stratégie cohérente pour y parvenir.

C’est précisément dans cette perspective exigeante que le projet de société retrouve toute sa pertinence et sa centralité. Il n’est pas un simple exercice académique ou un document de communication politique. Il est le socle programmatique, la feuille de route indispensable sur laquelle doit s’édifier la République nouvelle que nous appelons tous de nos vœux. Sans ce socle, le risque est grand de retomber dans les travers du passé ou de s’égarer dans des aventures sans lendemain.

Les Exigences Fondamentales d’un Projet de Société Crédible

Un projet de société digne de ce nom ne saurait se réduire à une simple liste de mesures disparates ou à un catalogue de promesses électorales. Pour être crédible et porteur d’espoir, il doit impérativement répondre à trois exigences fondamentales et interdépendantes :

  1. Une vision claire et inspirante : Le projet doit répondre aux questions essentielles : Où voulons-nous collectivement aller ? Quel est le but ultime de notre action politique ? Quel type de société aspirons-nous à construire et à léguer à nos enfants et petits-enfants ? Cette vision doit dessiner un horizon commun, mobilisateur, qui donne du sens à l’effort collectif et transcende les intérêts particuliers. Elle doit définir l’identité et les valeurs fondamentales de la nation que nous voulons bâtir.
  2. Un diagnostic sincère et lucide : Avant de proposer des remèdes, il est crucial d’établir un diagnostic honnête et sans complaisance de la situation actuelle. Quelles sont nos faiblesses structurelles ? Nos blocages économiques, sociaux, institutionnels ? Quels sont les freins qui entravent notre développement et minent la cohésion nationale ? Mais aussi, quelles sont nos forces vives, nos atouts souvent inexploités, nos potentiels latents sur lesquels nous pouvons nous appuyer ? Seul un diagnostic partagé, fondé sur la vérité, peut permettre de définir des priorités pertinentes et des solutions adaptées.
  3. Une stratégie cohérente et réaliste : Une vision, aussi belle soit-elle, reste lettre morte sans une stratégie claire pour la concrétiser. Comment passer de l’intention à l’action ? Avec quels moyens financiers, humains, techniques ? Selon quelle feuille de route, quelle gouvernance, quelle organisation administrative ? Quelle temporalité prévoir pour les réformes urgentes et les transformations de long terme ? La stratégie doit être cohérente, articulant les différents secteurs d’intervention, et réaliste, tenant compte des contraintes et des ressources disponibles.

Le Projet du Président Oligui Nguema : Une Réponse Structurée et Ambitieuse

C’est précisément cette triple exigence de vision, de diagnostic et de stratégie que j’ai retrouvée avec une satisfaction particulière dans le projet de société présenté par le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce document se distingue nettement dans le paysage politique actuel par sa rigueur, son ambition et son réalisme.

Ce projet assume une véritable ambition de transformation profonde pour le Gabon, sans pour autant verser dans la facilité des promesses irréalistes ou des slogans démagogiques. Il part d’une analyse lucide du réel gabonais, de ses défis comme de ses potentialités. Il s’appuie sur un langage de vérité, nommant les problèmes sans détour, qu’il s’agisse de la corruption, de la mauvaise gouvernance passée, ou de l’urgence sociale. Surtout, il trace des perspectives structurantes pour l’avenir.

Il parle concrètement de la nécessité impérieuse de réformer nos institutions pour les rendre plus démocratiques et efficaces, de restaurer l’autorité et l’impartialité de l’État, de moraliser en profondeur la gouvernance publique et la gestion des deniers publics, de reconstruire des services publics de qualité (éducation, santé, infrastructures) accessibles à tous, et de réhabiliter une jeunesse trop longtemps négligée en lui offrant des perspectives d’avenir. Ce projet a le mérite d’articuler intelligemment le temps court des urgences sociales et économiques avec le temps long des réformes structurelles et des fondations institutionnelles indispensables à un développement durable.

À l’inverse, force est de constater que certains autres projets, ou du moins les déclarations publiques qui en tiennent lieu, trahissent une approche que l’on pourrait qualifier de technocratique – déconnectée des réalités vécues par les populations –, incantatoire – se contentant de répéter des objectifs sans proposer de moyens concrets –, voire dangereuse par les divisions ou les illusions qu’elle pourrait susciter.

Convergence des Visions : Pourquoi ce Projet Résonne

En découvrant les détails du projet de société porté par le Président Oligui Nguema, j’ai été frappé par la convergence de ses lignes directrices avec les orientations que je défends depuis longtemps, parfois presque mot pour mot. Ce n’est pas une simple question de style ou de rhétorique politique ; c’est une question fondamentale de vision partagée sur l’avenir de notre pays. Nous sommes, je le crois, très nombreux au Gabon, citoyens de tous horizons, à aspirer profondément à rompre avec les dérives du passé – la corruption endémique, le clientélisme, l’inefficacité de l’action publique – sans pour autant tomber dans les mirages séduisants mais dangereux du populisme ou de la démagogie.

Nous voulons une République refondée, une République qui protège réellement ses citoyens, en particulier les plus vulnérables. Une République qui investit massivement dans l’avenir, notamment dans l’éducation et la formation de sa jeunesse. Une République qui respecte scrupuleusement les droits et la dignité de chaque citoyen. Une République qui œuvre activement à élever les plus faibles au lieu de flatter les intérêts des puissants et des privilégiés. C’est cette aspiration profonde que je retrouve au cœur du projet proposé.

La Jeunesse Gabonaise : Une Priorité Absolue et Concrète

Ce projet parle avec une acuité particulière à la jeunesse gabonaise, qui a toujours été et demeure ma première priorité. Il reconnaît lucidement que notre pays ne pourra jamais se reconstruire durablement sans une génération nouvelle, formée, éduquée, équipée des compétences nécessaires, et surtout, responsabilisée et associée à la conduite des affaires publiques. Le projet va au-delà des déclarations d’intention habituelles.

Il parle concrètement de la nécessité vitale de développer la formation professionnelle pour répondre aux besoins de notre économie, de réformer en profondeur notre système éducatif pour en améliorer la qualité et la pertinence, de stimuler la création d’emplois décents et durables, et de lutter activement contre le fléau du désœuvrement qui frappe tant de jeunes et nourrit le désespoir. Ce projet ne se contente pas de l’incantation « les jeunes sont l’avenir » ; il propose des leviers concrets, des politiques spécifiques pour que cette jeunesse puisse effectivement construire cet avenir et y prendre toute sa place. Il s’agit d’un investissement stratégique essentiel pour la vitalité et la prospérité futures du Gabon.

Restaurer la Justice et la Confiance Publique

Ce projet parle aussi avec force à tous ceux qui, comme moi, ont été humiliés, exclus, réduits au silence ou victimes d’injustices sous les régimes précédents. Il assume sans ambiguïté la volonté politique de restaurer la justice dans toute sa plénitude et son indépendance. Il s’engage à corriger les abus de pouvoir passés, à lutter sans merci contre la corruption qui gangrène notre société et détourne les ressources publiques.

Il prévoit d’assainir en profondeur la fonction publique pour la rendre plus intègre, plus compétente et au service exclusif de l’intérêt général. L’objectif ultime est de redonner aux citoyens confiance dans la chose publique, dans leurs institutions et dans leurs dirigeants. Ces combats pour la justice, l’équité, la transparence et la bonne gouvernance sont les miens depuis toujours. Ils sont, j’en suis convaincu, ceux de tous les Gabonais sincèrement attachés aux valeurs républicaines et au progrès de notre nation.

Leadership et Spiritualité : Le Service Avant le Privilège

Enfin, ce projet, et la démarche de celui qui le porte, assume un lien fort et explicite avec une dimension spirituelle et morale. Il véhicule l’idée fondamentale que le pouvoir politique n’est pas une fin en soi, ni une opportunité d’enrichissement personnel ou de distribution de privilèges. Le pouvoir est avant tout un service, une charge exigeante exercée au nom du peuple et pour le bien commun. C’est une vision du leadership qui m’est profondément familière et qui résonne avec mes propres convictions d’homme de foi.

C’est celle d’un engagement désintéressé, guidé par des principes éthiques et moraux, entièrement dédié à l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens et à la construction d’une société plus juste et plus fraternelle. Je me reconnais pleinement dans cette conception exigeante de la responsabilité politique, qui place l’intérêt général au-dessus de toute autre considération. Soutenir ce projet, porté par un homme qui incarne cette vision, ce n’est donc en aucun cas me renier ou faire preuve d’opportunisme. C’est, au contraire, reconnaître une cohérence profonde, une continuité logique, une convergence naturelle entre mes propres orientations stratégiques pour le Gabon et cette feuille de route nationale ambitieuse et réaliste.

Un Choix de Clarté et de Responsabilité pour l’Avenir

Ce que je défends ici, en exprimant mon soutien au projet du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce n’est pas une allégeance aveugle ou inconditionnelle. Ce n’est pas non plus le résultat d’une stratégie politicienne visant à obtenir des avantages personnels. C’est avant tout un choix de clarté, assumé publiquement dans un moment décisif pour l’avenir de notre pays. C’est un choix de responsabilité, fondé sur l’analyse rigoureuse et objective des faits, sur la comparaison minutieuse des projets disponibles, et sur l’évaluation de la crédibilité des acteurs politiques en lice.

Je refuse catégoriquement de participer à la confusion ambiante qui caractérise trop souvent les débats politiques sous nos cieux, où les slogans percutants remplacent les idées structurées, où les attaques personnelles et les procès d’intention prennent systématiquement le pas sur la confrontation sereine des propositions concrètes. Je déplore cette tendance où certains cherchent avant tout à se faire un nom, à occuper l’espace médiatique, sans jamais expliquer clairement ce qu’ils feraient réellement du pouvoir s’ils parvenaient à l’obtenir. La politique ne doit pas être un exercice d’illusionnisme ou de communication vide. Elle doit être, fondamentalement, un acte de vérité, de transparence et d’engagement sincère envers les citoyens.

C’est pourquoi je fais le choix, en conscience, de soutenir le projet de société présenté par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Parce que ce projet répond, à mes yeux, à trois exigences majeures et incontournables pour sortir le Gabon de l’ornière et le remettre sur la voie du progrès :

  1. Il est structuré, lisible et accessible à tous : Loin des jargons technocratiques ou des promesses floues, ce projet est clairement articulé autour de priorités identifiées et de mécanismes d’action compréhensibles. Chaque Gabonais peut en saisir les enjeux, les objectifs et les leviers proposés.
  2. Il est souverainiste et ancré dans notre réalité nationale : Ce projet ne promet pas de miracles importés ou de solutions toutes faites déconnectées de notre contexte spécifique. Il ne propose ni fusions hasardeuses aux conséquences imprévisibles, ni utopies détachées des réalités du terrain gabonais. Il part de nos forces, de nos faiblesses, de notre culture, pour proposer une voie de développement endogène et adaptée.
  3. Il est porté par un homme qui a déjà commencé à faire ses preuves : Depuis le début de la Transition, le Président Oligui Nguema a posé des actes concrets qui témoignent d’une volonté de changement. Il a œuvré à restaurer une forme d’autorité morale de l’État, à réhabiliter la mémoire et la dignité des « oubliés » de la République, et à rendre justice là où elle avait été trop longtemps confisquée ou instrumentalisée. Ces premières actions crédibilisent son engagement pour l’avenir.

Reconnaissance Personnelle et Destin Collectif

Ce soutien est aussi, je tiens à le redire avec sincérité, un acte de reconnaissance personnelle. Le 3 avril 2024 marquera très exactement le premier anniversaire de ma libération, après plus de quatre années et demie d’une incarcération que je considère comme injuste, arbitraire et infamante. Cette liberté retrouvée, cette possibilité de m’exprimer à nouveau et de participer à la vie de mon pays, je la dois à la décision d’un homme : Brice Clotaire Oligui Nguema. Confronté à mon dossier, il aurait pu choisir l’indifférence ou la continuité des pratiques passées. Il a choisi de regarder la situation en face et de réparer une injustice manifeste. C’est un geste que je n’oublie pas et qui témoigne, à mes yeux, d’une certaine hauteur de vue et d’un sens de l’équité.

Mais au-delà de ma trajectoire personnelle, aussi significative soit-elle pour moi, c’est bien le destin collectif du Gabon qui est aujourd’hui en jeu dans cette élection présidentielle. C’est l’avenir de toute une nation qui se décide. Et c’est pourquoi je souhaite m’adresser ici tout particulièrement à la jeunesse gabonaise. Cette jeunesse que l’on a trop souvent instrumentalisée, utilisée comme simple faire-valoir dans les meetings ou comme décor de campagne, sans jamais véritablement écouter ses aspirations ni lui donner les moyens de son émancipation.

Appel à la Jeunesse : Exigence et Discernement

Je veux dire ceci à cette jeunesse gabonaise pleine de potentiel et d’énergie : Votre avenir est trop précieux pour reposer sur des promesses creuses, des slogans vides ou des illusions sans lendemain. Ne vous laissez pas abuser par les discours faciles ou les postures séduisantes. Prenez le temps, vous aussi, de lire attentivement les projets de société qui vous sont proposés. Analysez en profondeur les propositions concrètes qui sont faites pour votre éducation, votre formation, votre emploi, votre participation citoyenne. Écoutez attentivement ceux qui parlent de vous, mais surtout ceux qui cherchent à parler avec vous, à comprendre vos préoccupations réelles et à co-construire des solutions. Faites le choix de l’exigence intellectuelle et politique. Ne laissez personne penser à votre place ou décider de votre avenir sans vous. Soyez les acteurs vigilants et critiques de votre propre destin.

La présidentielle qui s’annonce ne doit pas être une simple répétition des erreurs, des divisions et des déceptions d’hier. Elle doit marquer une rupture, le début véritable d’un nouvel ordre républicain au Gabon. Un ordre fondé sur des valeurs solides : le mérite plutôt que le favoritisme, la responsabilité individuelle et collective, la solidarité envers les plus fragiles, la justice équitable pour tous. Nous devons bâtir un Gabon qui croit enfin en lui-même, en ses propres forces vives, en l’intelligence et la créativité de sa jeunesse, en sa capacité intrinsèque à se réinventer et à surmonter les défis.

En conclusion, je prends aujourd’hui mes responsabilités de citoyen engagé. J’apporte mon soutien clair et réfléchi au projet porté par Brice Clotaire Oligui Nguema. Je le fais avec lucidité, conscient des immenses défis qui restent à relever. Je le fais avec espoir, convaincu que ce projet offre la meilleure voie pour un avenir meilleur. Et je le fais, enfin, avec la foi qui m’anime depuis toujours — la foi en Dieu, la foi inébranlable en la justice, et la foi profonde en l’avenir radieux du Gabon.


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