par Gablibre.com | Sep 29, 2025 | Affaires à Suivre
Au cœur de l’Afrique centrale, le Gabon, sous la direction du gouvernement de transition mené par le président Brice Oligui Nguema, a ravivé une mesure politique explosive : la restriction de nombreux petits métiers et activités du secteur informel aux seuls citoyens gabonais. Cette décision, qui vise officiellement à lutter contre le chômage et à permettre aux Gabonais de se « réapproprier leur économie », a déclenché une vague de débats passionnés, opposant une vision souverainiste à des craintes profondes de déstabilisation diplomatique et économique. En s’attaquant à des communautés étrangères bien implantées, notamment béninoises, sénégalaises et maliennes, le Gabon marche sur une ligne de crête. Est-ce l’aube d’une nouvelle ère de prospérité nationale ou le prélude à une crise auto-infligée ? Cet article se penche sur les multiples facettes d’une politique qui divise, en se basant sur les analyses d’activistes, d’économistes et d’observateurs politiques.
Une Revendication de Souveraineté Économique
Le message porté par les partisans de cette mesure est clair et sans ambiguïté : il est temps que l’économie gabonaise profite d’abord aux Gabonais. Ce sentiment, longtemps présent dans une partie de l’opinion publique, a été ravivé et légitimé par la nouvelle orientation politique. Pour de nombreux activistes, la présence massive d’expatriés ouest-africains dans des secteurs comme le petit commerce, la restauration, la coiffure ou la réparation de téléphones est perçue comme un obstacle à l’épanouissement économique des nationaux. « Nous assumons notre position par rapport au commerce informel, car nous savons bien que depuis un bon bout de temps, nous devons nous réapproprier notre commerce », affirme un intervenant, soulignant une volonté de « faire bouger les lignes ».
Cette perspective s’inscrit dans une logique de défi. L’idée est de mettre les Gabonais « devant le fait accompli » pour prouver leur capacité à prendre en main leur destin économique. Un activiste va jusqu’à proposer une solution radicale : « On va prendre tous ces étrangers, ils vont aller chez eux et on verra si nous, on est paresseux ou on n’est pas paresseux. » Il ajoute : « Nous ne pouvons pas relever le défi s’il y a encore des expatriés dans notre pays. » Cette vision radicale est présentée comme une étape nécessaire, un choc salutaire pour forcer l’autosuffisance.
Le discours est teinté d’un nationalisme décomplexé, où la souveraineté de l’État est l’argument massue. « Chaque État est souverain. Souverain de prendre ses décisions politiques, souverain de prendre ses décisions économiques », martèle un défenseur de la politique gouvernementale. Il rejette toute ingérence ou critique extérieure, les qualifiant de tentatives de déstabilisation et rappelle que le Gabon, comme tout autre pays, a le droit de contrôler sa politique migratoire et son marché du travail. En citant l’exemple de la Guinée Équatoriale qui a expulsé des citoyens camerounais, il suggère que le Gabon fait preuve de retenue et qu’il est en droit d’être encore plus ferme pour restaurer sa « dignité » et son « identité ».
L’Origine Politique : Un Populisme Post-Coup d’État ?
Pour comprendre la soudaineté et la vigueur de cette mesure, il est impossible d’ignorer le contexte politique gabonais. Le gouvernement actuel est issu d’un coup d’État qui a renversé le régime d’Ali Bongo. Selon certains analystes présents dans le débat, cette situation politique est la clé de voûte de la stratégie actuelle. « Le véritable nœud, c’est parce qu’on est allé par un coup d’état », explique un commentateur. « Après le coup d’état, on s’est fait élire dans la précipitation. Et donc, il faut démontrer à ce peuple qu’on est dans une démarche qui lui concède tout le droit. »
Cette politique serait donc une manœuvre populiste, destinée à flatter les « bas instincts » d’une partie de la population et à consolider une légitimité encore fragile. En désignant les étrangers comme la cause des difficultés économiques, le pouvoir détourne l’attention de ses propres défis et des problèmes structurels du pays. C’est une stratégie bien connue, et l’économiste et opposant politique Ondo Ossa la qualifie de « pédégiste patentée », en référence aux anciennes pratiques du Parti Démocratique Gabonais (PDG) d’Omar Bongo. « Dès que ça va mal sur le plan interne, il faut trouver des boucs émissaires.
C’est les Camerounais qui nous volent, c’est les Sénégalais, c’est les Maliens, c’est les Béninois. » Cette rhétorique, selon lui, consiste à « mettre la poudre aux yeux » et à « tromper le peuple » plutôt qu’à analyser et résoudre les véritables problèmes. En agissant ainsi, le gouvernement actuel ne ferait que reproduire les schémas d’un passé qu’il prétend avoir aboli, en utilisant la xénophobie comme un outil de gouvernance pour unifier une base populaire autour d’un ennemi commun.
Une Erreur Diplomatique aux Conséquences Incalculables
Au-delà de la politique intérieure, c’est sur le plan diplomatique que cette mesure est jugée la plus périlleuse. Ondo Ossa la qualifie sans détour d' »erreur diplomatique » majeure. Le Gabon n’est pas une île. Il entretient des relations complexes avec ses voisins et les pays d’origine des communautés visées. En prenant une décision aussi unilatérale et agressive, le Gabon s’expose à des mesures de rétorsion qui pourraient être dévastatrices.
L’argument le plus frappant concerne la situation des étudiants gabonais à l’étranger. « Si vous prenez le Sénégal, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, vous regardez tous ces pays et vous voyez le transfert d’étudiants. Il y a plus d’étudiants gabonais au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal qu’il n’y en a de ces nationalités chez nous », explique Ondo Ossa. Depuis le déclin du système éducatif gabonais dans les années 90, de nombreuses familles de la classe moyenne, n’ayant pas les moyens d’envoyer leurs enfants en Occident, ont choisi ces pays africains pour leur formation. « Si un seul instant, sur le plan diplomatique, ces pays-là prenaient des mesures de représailles, est-ce que le Gabon est capable d’absorber ses étudiants ? Ce n’est pas possible », avertit-il.
Le gouvernement béninois a d’ailleurs déjà réagi en annonçant l’envoi d’une délégation politico-administrative au Gabon pour « évaluer la situation », signe que la tension est prise très au sérieux. Cette politique crée une situation paradoxale où des activistes gabonais, parfois installés eux-mêmes en diaspora en France ou en Belgique où « l’économie est ouverte », soutiennent une politique de fermeture chez eux, ignorant le principe de réciprocité qui régit les relations internationales. En s’engageant dans cette voie, le Gabon risque de s’isoler et de fragiliser ses propres ressortissants à l’étranger, sacrifiant des décennies de coopération sur l’autel d’un gain politique à court terme.
La Faillite Économique Annoncée d’une « Très Mauvaise Mesure »
C’est sur le terrain économique que la critique se fait la plus virulente. Pour le professeur Ondo Ossa, cette décision n’est pas seulement démagogique, elle est « une fausse mesure économique » basée sur une incompréhension totale des mécanismes économiques fondamentaux. Il déconstruit méthodiquement l’argumentaire du gouvernement.
Premièrement, la mesure ignore la nature même de la production nationale. Le Produit Intérieur Brut (PIB) est la somme des valeurs ajoutées produites par toutes les « unités de production résidentes » sur le territoire, quelle que soit leur nationalité. « Le critère de nationalité n’existe pas sur le plan économique », rappelle l’économiste. Un chef d’État a donc l’obligation de protéger toutes les communautés qui contribuent à l’économie de son pays.
Deuxièmement, la politique prétend lutter contre le chômage sans même en diagnostiquer la nature. S’agit-il d’un chômage structurel, conjoncturel, frictionnel ? Est-il volontaire ou involontaire ? Le marché du travail gabonais est segmenté. Un chômeur du secteur pétrolier à Port-Gentil, habitué à des salaires élevés, ne deviendra pas vendeur au marché ou vulcanisateur. « C’est une incohérence », lance Ondo Ossa. Le chômeur de Port-Gentil attend que l’État attire de nouvelles sociétés pétrolières, pas qu’on lui dise d’aller remplacer une commerçante béninoise. La mentalité issue de la rente pétrolière a façonné les aspirations professionnelles des Gabonais, qui, pour beaucoup, visent des emplois dans des bureaux plutôt que dans le secteur informel, jugé précaire et peu valorisant.
Troisièmement, et c’est peut-être le point le plus crucial, la mesure aura un effet inflationniste direct sur les consommateurs gabonais. En chassant les commerçants étrangers, « l’offre de service baisse ». Et lorsque l’offre baisse face à une demande constante, les prix augmentent. « Qui pénalisez-vous à la fin ? Mais c’est les Gabonais ! », s’exclame l’économiste. Le secteur informel, dominé par ces étrangers, est vital. On parle de près de 200 000 personnes, générant un chiffre d’affaires estimé entre 400 et 500 milliards de francs CFA. Ces personnes consomment, paient des loyers, participent à la vie sociale et économique. Les priver de leur gagne-pain, c’est non seulement créer une crise sociale, mais aussi contracter la consommation intérieure et affaiblir l’ensemble du tissu économique.
Les Leçons Oubliées de l’Histoire : Le Spectre de la « Zaïrianisation »
Ceux qui analysent la situation avec un recul historique ne peuvent s’empêcher de faire un parallèle funeste avec une autre expérience africaine : la « zaïrianisation ». En 1974, le président du Zaïre, Mobutu Sese Seko, a lancé une politique radicale de nationalisation, spoliant les étrangers (Portugais, Grecs, Pakistanais…) de leurs commerces, fermes et entreprises pour les remettre à des nationaux. Le résultat fut un désastre absolu. Les nouveaux propriétaires, souvent proches du pouvoir et sans aucune compétence en gestion, ont pillé les actifs et laissé péricliter les entreprises. L’économie du Zaïre (aujourd’hui la République Démocratique du Congo) s’est littéralement effondrée et ne s’en est jamais complètement remise.
Cette politique gabonaise semble ignorer cette leçon tragique. On ne remplace pas du jour au lendemain une expertise et des réseaux d’approvisionnement construits sur des décennies. Vendre sur un marché comme Mont-Bouët ou réparer un téléphone nécessite une technicité, une gestion des stocks, des relations avec les fournisseurs. Comme le souligne un intervenant, « ça ne se fait pas par des décrets, par des conseils des ministres, ça se fait par la pédagogie, par la formation, par l’expertise ». Or, rien n’indique que l’État gabonais ait mis en place un programme de formation massif pour permettre aux Gabonais de reprendre efficacement ces activités. En mettant « la charrue avant les bœufs », le gouvernement risque de créer un vide que les nationaux ne pourront pas combler, entraînant une dégradation de la qualité des services et une hausse des coûts pour tous.
Conclusion : Un Pari Dangereux pour l’Avenir du Gabon
La décision du Gabon de réserver certains métiers aux nationaux est une politique à très hauts risques. Si elle répond à une demande populiste de souveraineté et de préférence nationale, elle semble faire fi des réalités économiques, des équilibres diplomatiques et des leçons de l’histoire. Les arguments des défenseurs de la mesure, basés sur l’émotion et un sentiment de dépossession, se heurtent à l’analyse froide des économistes qui prédisent un appauvrissement généralisé, une inflation galopante et un isolement international.
En cherchant à résoudre le problème du chômage par l’exclusion, le gouvernement gabonais s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux causes profondes : un système éducatif défaillant, une économie trop dépendante de la rente pétrolière et une incapacité à créer des emplois formels attractifs. Le véritable défi pour le Gabon n’est pas d’expulser des commerçants ouest-africains, mais de bâtir un modèle économique diversifié et inclusif. En choisissant la voie de la division et du nationalisme économique, le Gabon prend le pari dangereux de sacrifier sa stabilité et sa prospérité future pour un gain politique illusoire et éphémère. Le pays se trouve à la croisée des chemins, et la route qu’il a choisie semble mener davantage vers le chaos que vers la terre promise.
par Gablibre.com | Sep 28, 2025 | Bon à Savoir
Dans un monde en quête de sens, où les voix s’élèvent pour proposer des chemins spirituels divers et parfois contradictoires, un nom résonne avec une force particulière : Wiizy. Se présentant comme un « éveilleur de conscience », cet homme dérange, bouscule, et questionne. Sa connaissance du monde mystique, ses dénonciations publiques et ses visions spirituelles tranchées le placent au cœur d’un débat houleux, attirant autant l’adhésion fervente que le rejet catégorique. Qui est réellement Wiizy ? Que cherche-t-il à travers ses messages percutants ? Et pourquoi ses prises de position suscitent-elles de si vives réactions ?
Aujourd’hui, nous plongeons sans filtre dans l’univers de Wiizy pour comprendre l’homme, son expérience et la philosophie qu’il porte. Préparez-vous à une exploration profonde des réalités invisibles, des dangers insoupçonnés et d’un appel vibrant à une spiritualité qu’il considère comme la seule et unique voie véritable.
Qui est Wiizy ? Un Parcours de l’Ombre à la Lumière
Wiizy se définit avant tout comme un « jeune à qui le Seigneur Jésus a fait la grâce d’être aujourd’hui cette personne qu’il est. » Son parcours n’est pas linéaire, mais plutôt une odyssée personnelle l’ayant mené des profondeurs du monde mystique à la lumière de ce qu’il appelle la « vraie spiritualité ». Ce tournant décisif a marqué le début de sa mission autoproclamée d’éveilleur de conscience.
Son message est clair et sans équivoque : il se dresse contre la vague grandissante de l’animisme et du traditionalisme, qu’il perçoit comme un retour dangereux aux origines, souvent motivé par l’ignorance. Pour Wiizy, il est impératif d’éclairer les consciences sur la « dangerosité de nos traditions », un combat qu’il mène avec une conviction inébranlable, nourrie par une expérience personnelle intense et transformatrice.
Monde Spirituel vs. Monde Mystique : Une Distinction Cruciale
Au cœur de la philosophie de Wiizy réside une distinction fondamentale entre le monde spirituel et le monde mystique. Selon son expérience, ces deux dimensions sont radicalement différentes et ne doivent pas être confondues.
Le Monde Mystique et Astral : Un Domaine de Ténèbres et de Prélèvement
Wiizy décrit le monde mystique, qu’il associe notamment à l’astral, comme un domaine ténébreux qui ne crée pas, mais qui « prend, suce, tire, aspire ». C’est un monde qui exploite l’énergie vitale de l’être humain. Lorsque cette « éclat » ou cette « vie » est épuisée, des conséquences physiques et mentales se manifestent : amaigrissement, maladies fréquentes, et même le prélèvement d’énergie sur autrui, notamment les enfants.
Il insiste sur le fait que le monde mystique est accessible à l’homme par des moyens spécifiques tels que les sorties astrales et d’autres formes de pratiques. C’est un domaine dont l’emplacement et les modes de contact sont connus et maîtrisables par ceux qui s’y adonnent. Cependant, cette accessibilité cache une profonde dangerosité que Wiizy s’efforce de révéler.
La Dimension Spirituelle : L’Inaccessible Lumière de Jésus-Christ
À l’opposé, la dimension spirituelle n’est pas, selon Wiizy, accessible à l’homme par ses propres moyens. « Quel qu’en soit ce que vous pourriez faire, quelles qu’en soient vos projections astrales, personne ne sait là où cette dimension là se trouve. » Il affirme que cette spiritualité « vient à vous » et ne peut être cherchée ou forcée.
C’est là qu’intervient le cœur de sa propre spiritualité : Jésus-Christ de Nazareth. Wiizy ne le présente pas comme une figure religieuse telle qu’elle est souvent dépeinte dans les églises traditionnelles, mais comme une « spiritualité » en soi, la « vraie », la « puissante ». Il souligne que l’histoire d’Adam, cherché par Dieu après sa chute, illustre cette nature de la spiritualité qui vient à l’homme. Cette rencontre avec Jésus-Christ, vécue comme une expérience personnelle profonde, l’a convaincu de la supériorité et de la nature bienveillante de cette voie spirituelle par rapport à toutes les expériences qu’il a connues dans le monde mystique.
La Dangerosité du Monde Mystique : Un Avertissement Solennel
Wiizy ne mâche pas ses mots lorsqu’il aborde les risques liés au monde mystique. « Oui, le monde mystique, il est très dangereux. » Si, de prime abord, il semble offrir des réponses et des solutions, il est en réalité une source de péril, car il puise « au-dedans de vous ». Selon lui, les traditionnalistes ne disent pas toute la vérité sur les conséquences de ces pratiques, menant beaucoup à s’y adonner en toute ignorance des dangers qu’elles recèlent.
Le Cas de la Commune de NToum : Un Portail Sorcellerie
Pour illustrer ses propos, Wiizy évoque souvent le cas spécifique de la commune de NToum, qu’il associe à des pratiques de sorcellerie et à une forte incidence d’accidents. Sa conviction repose sur une perception spirituelle aiguisée.
Dès l’entrée dans NToum, « ceux qui sont spirituels » perçoivent un « portail », une porte vers « une autre dimension, un autre univers qui est sorcellerie ». Il décrit des scènes nocturnes où les traditionnalistes dansent et effectuent des cérémonies sur les carrefours, des lieux où « les esprits de mort parlent ». Ces esprits, selon Wiizy, sont « programmés » pour causer des morts brutales, notamment par accident.
Ces « réunions » et « programmations » nécessitent un carburant : le sang.
Le Sang : Carburant des Projections Astrales et Source de Vie
Le rôle du sang est central dans l’explication de Wiizy sur le fonctionnement du monde mystique. « Le sang, c’est la vie. C’est quoi la vie ? La vie, c’est l’énergie créatrice. » Le monde astral, étant un monde de prélèvement et non de création, a besoin de cette énergie vitale.
Il explique que la projection astrale débute par l’utilisation de l’énergie de l’esprit. Mais à mesure que cette énergie s’épuise, l’âme est sollicitée, car « le monde spirituel ne connaît pas de gratuité ». Pour se réapprovisionner en énergie vitale et prolonger les projections astrales, les sorciers et traditionnalistes se tournent vers le sang, non pas pour le sang lui-même, mais pour la « vitalité » qu’il contient. C’est cette « énergie créatrice » qui sert de « carburant » pour leurs voyages et leurs actions dans l’astral.
Cette révélation est un cri d’alarme pour ceux qui habitent ou traversent NToum, visant à éveiller les consciences sur la « dangerosité » de ces pratiques. Wiizy affirme que personne ne peut trouver de solutions à ces problèmes mystiques, sauf le spirituel qui combat le spirituel. D’où son appel à se tourner vers la « bonne spiritualité ».
Les Dangers Cachés des Traditions Ancestrales
Wiizy va plus loin dans sa dénonciation des traditions ancestrales, soulignant des pratiques occultes qu’il considère comme intrinsèquement mauvaises et destructrices, même si elles peuvent paraître « bonnes » en apparence.
Il affirme avec force qu’il ne connaît « aucun traditionaliste ou ngang » qui ne pratique pas l’inceste spirituel, citant des exemples glaçants de « père qui devient le mari de nuit de sa propre fille » ou de « mère qui devient la femme de nuit de son propre fils ». Pour Wiizy, cette réalité spirituelle est « toute autre » que l’apparence, et c’est cette « spiritualité là qui met en retard l’Afrique », qui freine les hommes. Il rejette l’idée que l’Europe soit la seule responsable des maux de l’Afrique, arguant que les choix spirituels initiaux sont primordiaux. « Ce n’est pas d’abord la matière, c’est d’abord l’esprit. »
Son plaidoyer est donc pour une « spiritualité saine », qui passe « nécessairement par la rencontre avec Jésus-Christ de Nazareth ».
Jésus-Christ : La Seule Vraie Spiritualité selon Wiizy
Pour Wiizy, Jésus-Christ de Nazareth n’est pas une simple figure religieuse ou l’apanage d’une église institutionnelle. Il est la « spiritualité » incarnée, celle qui « donne la vie » et confère le « pouvoir de dominer sur toute la création ». Il met en garde contre la dangerosité des traditions, affirmant qu’il n’y a « rien de bon là-dedans ». S’y adonner, c’est « épuiser vos vies », « lier vos descendances à des forces que vous ne maîtrisez absolument pas », avec des conséquences qui se répercuteront sur les générations futures.
Ce témoignage prend une dimension encore plus frappante lorsque Wiizy révèle son propre passé. Interrogé sur la question de savoir s’il est un sorcier, il répond : « Oh non, je l’étais. J’ai même progressé jusqu’au satanisme. Mais j’ai rencontré le Seigneur Jésus-Christ de Nazareth. »
Les 55% Non Créés par Dieu : Une Révélation Choc
L’une des affirmations les plus controversées de Wiizy est que « 55% des humains n’ont pas été créés par Dieu ». Cette conviction, issue de son passé sataniste et de ses « révélations spirituelles », bouleverse les fondements de la création telle que beaucoup la conçoivent.
Il explique que seuls 45% de la population mondiale ont été créés par Dieu. Pour étayer son propos, il se réfère à la Bible, notamment au Livre de la Genèse, où « les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, ils en prirent pour femmes, et que ces enfants-là, c’étaient eux des géants sur la terre. » Selon Wiizy, le diable n’a pas changé sa manière de fonctionner et a sa propre « progéniture », plus nombreuse.
Il cite l’exemple du « monde des eaux » où, selon lui, la semence des rapports sexuels effectués dans la plupart des hôtels est acheminée vers des « laboratoires » aquatiques pour « créer une nouvelle espèce ». Cette « espèce est déjà là parmi nous ». De plus, une autre catégorie d’êtres humains serait créée en enfer et « acheminée simplement sur cette terre » par l’ouverture de « portes » via des spiritualités « malsaines » comme certaines traditions.
Le Mouvement LGBT : Une Autre Catégorie d’Êtres Non Divins ?
Wiizy pousse cette théorie encore plus loin en affirmant que « beaucoup d’entre eux » dans le mouvement LGBT « ne sont pas humains ». Il s’appuie sur la parole de Jésus-Christ qui, parlant de la résurrection, dit que nous serons « comme des anges asexués ». Or, un homosexuel, selon Wiizy, « vous dira qu’il est né homme… mais il vous dira que dans l’esprit c’est une femme ». Pour lui, cette contradiction avec l’idée d’un esprit sans sexe, combinée aux écritures du livre de Corinthiens qui stipulent que « les homosexuels n’hériteront pas le royaume », est la preuve que « Dieu n’a pas fait cette espèce là ». Il affirme même que beaucoup de ces individus « sont conscients de leur identité, du fait qu’ils proviennent d’une autre dimension qui ne sont pas créatures de Dieu. »
Ces affirmations, si elles sont dérangeantes pour beaucoup, sont au cœur de la vision du monde de Wiizy et de son explication des réalités spirituelles et de la composition de l’humanité.
Le Combat de Wiizy : Éveiller, Dénoncer, Guérir
La finalité du combat de Wiizy est plurielle : « présenter Jésus-Christ », éveiller, dénoncer et, à travers son témoignage, potentiellement soigner. Son propre parcours est une illustration vivante de la puissance qu’il attribue à Jésus-Christ. Il affirme avoir été guéri « instantanément » de la syphilis et du VIH SIDA, des guérisons qu’il attribue à la manifestation d’anges et pour lesquelles il dit posséder des documents.
Si Wiizy fait ces « sorties », c’est pour interpeller le monde entier sur le fait que « c’est Jésus-Christ qui est la bonne spiritualité », la « bonne voie ». Il reconnaît la « déception des uns et des autres » vis-à-vis des institutions religieuses, mais maintient sa conviction inébranlable en cette spiritualité.
Son appel est également un appel à la mobilisation. Il met en garde contre les « traditionnalistes » et les « kémites » qui, selon lui, « sont en train de se réunir pour essayer de combattre l’église du Seigneur. » Pour Wiizy, il est impossible de rester passif face à cette « activité mystique sorcellerie diabolique » qui se déroule contre l’église. Fort de son expérience et de ses connaissances, il se positionne comme un « averti » qui ne peut laisser faire.
Son objectif est aussi « d’arracher » ceux qui sont entraînés dans ces pratiques « par ignorance, par suivisme ».
Tradition et Foi Chrétienne au Gabon : Un Mélange Impossible ?
La coexistence des traditions ancestrales et de la foi chrétienne au Gabon est une réalité. Wiizy est catégorique sur cette question : « Oh non, ça fait mélange en fait. Ce n’est pas ça ne passera pas. » Pour lui, il s’agit de deux « spiritualités » qui ne peuvent coexister ; l’une finira inévitablement par « écraser l’autre ».
Il s’appuie à nouveau sur son expérience personnelle. Ancien communicateur avec les démons, capable de voyager en enfer et dans les eaux, de dialoguer avec les entités et les sirènes, Wiizy a été profondément immergé dans le monde mystique. Il raconte des anecdotes précises, comme sa rencontre avec la « première sirène » nommée Jessica à Bikelé. Sa capacité à « discuter avec l’entité » même en conversant avec quelqu’un témoigne de son immersion profonde.
C’est après avoir rencontré Jésus-Christ et les anges qu’il a pu « évaluer » et « comparer » les deux mondes. Il a constaté « à quel point le monde de Dieu était beaucoup plus puissant » que celui du Seigneur Jésus-Christ de Nazareth. Ayant estimé l’une « faible », il l’a abandonnée pour la « plus puissante, la plus forte », affirmant que la connexion à « tout le système angélique passe nécessairement par l’acceptation de Jésus-Christ ».
Conclusion : Un Chemin en Conscience
Les paroles de Wiizy ne laissent personne indifférent. Elles dérangent, interpellent ou raisonnent, selon les consciences et les expériences de chacun. Au-delà des controverses qu’elles suscitent, sa démarche pose une question fondamentale : « Que croyons-nous vraiment ? »
Dans un monde où les repères spirituels se multiplient, où les chemins s’entrecroisent et parfois s’affrontent, l’appel de Wiizy est un puissant rappel à l’introspection et à la conscience. Qu’on adhère ou non à sa vision, son témoignage nous pousse à reconsidérer nos propres choix spirituels et à s’interroger sur les forces invisibles qui nous entourent. Chacun, en définitive, doit peut-être faire son propre chemin, guidé par sa conscience et sa quête personnelle de vérité. redaction@gablibre.com
par Gablibre.com | Sep 26, 2025 | Affaires à Suivre
Affaire Sarkozy-Kadhafi . C’est une décision de justice qui fera date dans les annales de la Vème République. Après près de 15 ans de rebondissements, d’enquêtes et de tensions politiques, le couperet est tombé. Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, a été condamné à cinq ans de prison, dont une partie ferme avec mandat de dépôt, pour association de malfaiteurs dans le dossier tentaculaire du financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Une première pour un ancien chef de l’État français, qui soulève une onde de choc bien au-delà des prétoires.
Cette condamnation n’est pas seulement une affaire judiciaire ; c’est un événement politique majeur qui interroge la probité des élus, le fonctionnement de la justice et l’héritage d’un quinquennat. Alors, que signifie réellement ce verdict ? Nicolas Sarkozy va-t-il dormir en prison ? Et quelles sont les ramifications de cette affaire qui a empoisonné la vie politique française pendant plus d’une décennie ? Cet article vous propose une analyse complète pour décrypter tous les enjeux de cette condamnation historique et la replacer dans un contexte d’actualité nationale et internationale chargé.
Le verdict choc : 5 ans de prison pour l’ancien Président
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu un jugement d’une sévérité exceptionnelle. Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable du délit d’association de malfaiteurs. En conséquence, il est condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement. Cette peine est assortie d’un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire.
Décortiquons ces termes juridiques cruciaux. Le « mandat de dépôt à effet différé » signifie que, bien que la décision soit prise, son incarcération n’est pas immédiate. Il recevra une convocation dans les semaines à venir pour connaître la date et les modalités de son entrée en détention. L’élément le plus important est l’« exécution provisoire ». Cette mesure, relativement rare à ce niveau, implique que la peine de prison doit être exécutée malgré l’appel que l’ancien président a immédiatement annoncé. En clair, même s’il conteste le jugement, Nicolas Sarkozy devra être incarcéré en attendant un éventuel nouveau procès en appel. C’est un signal extrêmement fort envoyé par la justice, qui a insisté sur la « gravité exceptionnelle » des faits reprochés à un homme ayant occupé la plus haute fonction de l’État.
En plus de la peine de prison, Nicolas Sarkozy a été condamné à une amende de 100 000 euros et à une privation de ses droits civiques et civils. Cette peine complémentaire est lourde de sens : elle l’empêche de voter et, surtout, le rend inéligible, barrant ainsi définitivement la route à toute ambition politique future.
Comprendre les chefs d’accusation : pourquoi cette condamnation ?
Pour saisir la portée du verdict, il faut revenir sur les faits pour lesquels Nicolas Sarkozy était jugé. Le parquet national financier (PNF) avait retenu quatre chefs d’accusation principaux : financement illégal de campagne électorale, corruption passive, recel de détournement de fonds publics et association de malfaiteurs.
Le cœur du dossier est l’accusation d’avoir noué un « pacte de corruption » avec le régime de Mouammar Kadhafi en 2006. En échange d’un soutien financier occulte de plusieurs dizaines de millions d’euros pour sa campagne victorieuse de 2007, il aurait promis des contreparties diplomatiques et économiques à la Libye.
Fait notable, le tribunal a relaxé Nicolas Sarkozy des chefs les plus graves : corruption, recel de détournement de fonds et financement illégal. Pourquoi ? Les juges ont estimé que si de nombreux flux financiers suspects et des témoignages accréditaient l’existence d’un pacte, il n’a pas pu être formellement prouvé que l’argent libyen avait effectivement et directement financé la campagne de 2007 ou que Nicolas Sarkozy en avait personnellement bénéficié.
Cependant, il a été condamné pour association de malfaiteurs. Le tribunal a considéré que le simple fait d’avoir permis à ses proches (ministres, hommes d’affaires) de solliciter activement et de manière concertée le régime libyen pour obtenir un soutien financier illégal constituait en soi un délit. En d’autres termes, la justice a sanctionné l’intention et l’organisation du pacte corruptif, même si la finalité (l’injection de l’argent dans les comptes de campagne) n’a pu être matériellement tracée. C’est une nuance juridique fondamentale qui explique la condamnation sur ce chef précis.
Parmi les autres prévenus, ses anciens collaborateurs ont également écopé de lourdes peines. L’ex-ministre et bras droit Claude Guéant a été condamné à 6 ans de prison ferme, une peine toutefois aménagée en raison de son état de santé. Brice Hortefeux, un autre fidèle de la première heure, a été condamné à 2 ans de prison, aménageables sous bracelet électronique.
Retour sur 15 ans d’une affaire d’État : les origines du scandale
Cette affaire trouve ses racines bien avant le procès. Elle a été révélée au grand public en 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle, par le site d’investigation Mediapart. Le journaliste Fabrice Arfi publie alors une note signée par l’ancien chef des renseignements extérieurs libyens, Moussa Koussa, qui accrédite l’existence d’un accord pour un versement de 50 millions d’euros. C’est le début d’une longue et minutieuse enquête.
Au fil des années, les éléments à charge se sont accumulés :
- Témoignages : Plusieurs dignitaires libyens, dont l’ancien Premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi, ont confirmé l’existence de ce financement. L’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine a longtemps affirmé avoir lui-même transporté des valises d’espèces de Tripoli à Paris, avant une rétractation spectaculaire mais jugée peu crédible par les enquêteurs.
- Documents : Des archives libyennes, des carnets personnels de l’ancien ministre du pétrole libyen, et d’autres notes ont corroboré la thèse d’un accord secret.
- Flux financiers suspects : L’enquête a mis au jour des mouvements d’argent troublants, comme le transfert de 440 000 euros sur le compte d’un proche de Nicolas Sarkozy ou des remises d’espèces importantes dans l’entourage de l’équipe de campagne.
De son côté, Nicolas Sarkozy a toujours nié en bloc, criant au complot et dénonçant un « acharnement » de la justice et de Mediapart. Sa défense a constamment attaqué la crédibilité des témoins libyens et l’authenticité des documents, sans jamais parvenir à convaincre les magistrats instructeurs, puis le tribunal.
Un casier judiciaire déjà chargé : l’affaire des « écoutes » (Bismuth)
Cette condamnation n’est pas la première pour l’ancien président. En 2024, il a été définitivement condamné dans l’affaire dite « des écoutes » ou « Bismuth ». Il avait été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence.
L’affaire était la suivante : les enquêteurs, qui avaient placé Nicolas Sarkozy sur écoute dans le cadre de l’affaire libyenne, ont découvert qu’il utilisait une ligne téléphonique secrète sous le pseudonyme de Paul Bismuth pour communiquer avec son avocat, Thierry Herzog. Via cet avocat, il a tenté d’obtenir d’un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations confidentielles sur une autre affaire le concernant (l’affaire Bettencourt). En échange, il lui aurait promis un « coup de pouce » pour obtenir un poste prestigieux à Monaco.
Pour ces faits, il avait été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Cette peine avait été aménagée sous la forme d’un bracelet électronique, qu’il a commencé à porter début 2025 avant d’obtenir une libération conditionnelle en mai. Cette précédente condamnation, désormais définitive, pèse lourdement sur son image et a sans doute joué un rôle dans la sévérité du tribunal dans le dossier libyen, qui voit là une forme de récidive dans la volonté de contourner la loi.
Un séisme politique : les réactions à la condamnation
Comme attendu, l’annonce du verdict a provoqué une déferlante de réactions politiques, illustrant les fractures profondes de la société française.
- Nicolas Sarkozy et son camp : À la sortie de l’audience, l’ancien président a dénoncé un verdict d’une « gravité extrême pour l’état de droit » et a mis en doute « la confiance qu’on peut avoir pour la justice ». Fidèle à sa ligne de défense, il s’est posé en victime et a défié l’autorité judiciaire : « Je suis innocent. S’ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison mais la tête haute. » Son camp politique, Les Républicains, lui a immédiatement apporté son soutien. Olivier Marleix, le patron des députés LR, a salué sur X (anciennement Twitter) un homme qui a « toujours servi la France avec passion et engagement ».
- L’extrême droite : La réaction de Marine Le Pen a été particulièrement scrutée. La cheffe de file du Rassemblement National a dénoncé non pas la culpabilité de Sarkozy, mais la « généralisation de l’exécution provisoire », y voyant « un grand danger » pour les principes du droit. Cette déclaration est éminemment politique et intéressée : elle-même condamnée en première instance pour détournement de fonds publics à une peine d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire, elle attaque la méthode pour mieux se défendre.
- La gauche : À gauche, les réactions ont été un mélange d’ironie et de satisfaction. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a partagé une affiche parodique montrant Nicolas Sarkozy et François Fillon (lui aussi condamné) sous le slogan de la droite, « La France des honnêtes gens ». François Ruffin (LFI) a repris la même formule. La députée européenne Manon Aubry (LFI) a exhumé une vieille déclaration polémique de Nicolas Sarkozy en 2005, alors ministre de l’Intérieur à La Courneuve : « Vous en avez marre de cette bande de racaille ? Eh bien, on va vous en débarrasser. » Le parallèle était cinglant. Le groupe LFI à l’Assemblée a, quant à lui, ressorti un ancien tweet de Nicolas Sarkozy où il écrivait : « Quand un individu revient pour la 17e fois devant le tribunal, il doit être puni pour l’ensemble de son œuvre. »
Au-delà de l’affaire Sarkozy : un tour du monde de l’actualité
Pendant que la France était suspendue à ce verdict historique, le reste du monde continuait de tourner, avec son lot de crises et de nouvelles marquantes.
- Tensions en Méditerranée : Une flottille humanitaire internationale, « Global Sumud », faisant route vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien, a été la cible d’une attaque de drones. Face à cette escalade dans les eaux internationales, l’Italie et l’Espagne ont décidé de déployer des navires militaires pour protéger leurs ressortissants à bord. La France, tout en condamnant l’attaque, s’est montrée plus prudente, déconseillant formellement de se rendre dans la région.
- Crise à Madagascar : La grande île de l’océan Indien est secouée par d’importantes manifestations. La population proteste contre les coupures incessantes d’eau et d’électricité qui paralysent l’économie et la vie quotidienne. La colère est également alimentée par la corruption endémique et le train de vie luxueux affiché par les proches du pouvoir, créant un climat insurrectionnel qui a poussé les autorités à interdire tout rassemblement.
- La Démocratie Française en question : Coïncidence de calendrier, un rapport de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) publié le même jour a pointé un « décrochage démocratique » en France. L’ONG dénonce une « régression préoccupante des libertés publiques », citant la stigmatisation des corps intermédiaires, le recours jugé abusif aux interdictions de manifester, et un usage « banalisé » de la force par la police, notamment lors des mouvements sociaux récents (Gilets jaunes, réforme des retraites).
- Santé Publique : l’inquiétante progression du cancer : Une étude de la prestigieuse revue The Lancet a tiré la sonnette d’alarme : le nombre de décès liés au cancer pourrait augmenter de plus de 75% d’ici 2050 pour atteindre 18,5 millions par an. En cause, le vieillissement de la population mondiale, mais aussi des facteurs de risque évitables comme le tabac, l’alcool et la mauvaise alimentation, qui restent responsables de 4 décès sur 10.
- Urgence Climatique : une nouvelle limite planétaire franchie : Les scientifiques ont annoncé que l’humanité avait dépassé une septième des neuf « limites planétaires » : l’acidification des océans. L’absorption massive de CO2 par les mers rend l’eau plus acide, menaçant la survie des coraux, des coquillages et de toute la chaîne alimentaire marine. Seules la concentration d’aérosols dans l’atmosphère et la couche d’ozone restent dans des limites jugées sûres, cette dernière montrant d’ailleurs des signes de rétablissement encourageants.
- Médias et Politique aux USA : le retour triomphal de Jimmy Kimmel : L’animateur et humoriste américain Jimmy Kimmel, suspendu une semaine par sa chaîne ABC après des propos controversés sur une affaire politique, a fait un retour spectaculaire. Son émission a enregistré des audiences record, quatre fois supérieures à la moyenne, prouvant l’extrême polarisation du paysage médiatique et politique américain.
Conclusion : une condamnation historique et ses implications
La condamnation de Nicolas Sarkozy à une peine de prison ferme avec incarcération effective est bien plus que l’épilogue d’une longue saga judiciaire. C’est un moment de vérité pour la démocratie française. Elle envoie le message puissant que nul, pas même un ancien chef de l’État, n’est au-dessus des lois. Pour ses partisans, c’est la preuve d’un acharnement judiciaire ; pour ses détracteurs, c’est la juste sanction d’une dérive morale et politique au sommet du pouvoir.
Au-delà des passions, ce verdict laissera des traces indélébiles. Il achève la carrière politique de l’une des figures les plus marquantes des vingt dernières années et ternit durablement son héritage. Il pose aussi la question cruciale de la responsabilité et de l’exemplarité de ceux qui nous gouvernent. Dans un contexte de défiance croissante des citoyens envers leurs institutions, cette décision de justice, aussi douloureuse soit-elle pour l’image de la fonction présidentielle, pourrait paradoxalement contribuer à restaurer une part de la confiance perdue dans le pacte républicain. L’affaire Sarkozy-Kadhafi est désormais entrée dans les livres d’histoire. redaction@gablibre.com
Source : HugoDécrypte – Actus du jour @hugodecrypteactus
par Gablibre.com | Sep 25, 2025 | Politique
Paris, le 24 septembre 2025
Dans la nuit du 15 au 16 mai 2025, les membres de la famille de l’ancien président Ali Bongo Ondimba ont été discrètement exfiltrés du territoire national sous la protection directe du nouveau Chef de l’État gabonais. Cette opération, organisée dans la plus grande opacité, équivaut de facto à une garantie présidentielle d’impunité pour les crimes de sang et les détournements économiques attribués à ce clan, et constitue une rupture grave avec les principes de justice attendus d’un État de droit.
Dans le même esprit, le Président en exercice jusqu’à ce jour n’a pas mis en place la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, qui figure pourtant explicitement dans le document des recommandations officielles du Dialogue National Gabonais d’avril 2024, instance issue de la volonté populaire et soutenue par de larges segments de la société civile, y compris la Coordination des Associations et des Partis Politiques pour le changement et l’alternance démocratique(CAPPO). En effet, la CAPPO a insisté sur cette recommandation dans ses communications en date du 1er avril 2024, du 29 avril 2024, du 31 mars 2025 et du 27 avril 2025.
Ces décisions unilatérales compromettent dangereusement les efforts de réconciliation nationale et constituent une trahison manifeste des espoirs populaires portés par la révolution pacifique du 30 août 2023, qui avait symbolisé un sursaut démocratique historique pour notre pays.
Face à ces dérives, nous appelons le peuple souverain gabonais, dans un esprit de responsabilité et de cohérence avec les idéaux de justice et de transparence, à se mobiliser lors des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, afin de sanctionner dans les urnes les choix politiques contestés.
Nous exhortons en particulier les électeurs à rejeter sans équivoque tous les candidats issus de l’ancien Parti Démocratique Gabonais (PDG), quels que soient les nouveaux visages ou les étiquettes politiques adoptées pour masquer leur passé. En effet, comme le rappelle la sagesse populaire : « Même si le serpent change de peau, son venin demeure. »
- Jean Pierre ESSONO MENIE
Ancien membre du Comité Directeur du Mouvement de Redressement National en exil (MORENA)
Ancien Président du Rassemblement National des Bûcherons en Europe (RNB)
Président de la CAPPO
Secrétaire général du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains (CUEPA)
par Gablibre.com | Sep 24, 2025 | Gab24TV
Les Secrets des Millionnaires d’Atlanta . Atlanta, Géorgie. Une ville qui n’est pas seulement un centre culturel et historique, mais aussi un véritable vivier de réussite, abritant plus de 100 000 millionnaires noirs. C’est dans ce décor inspirant que l’équipe de « The Venture » a posé ses caméras, avec une mission simple mais puissante : percer les secrets de ceux qui ont atteint des sommets financiers. Des rues luxueuses de Buckhead aux centres commerciaux haut de gamme, ils ont recueilli des témoignages bruts et authentiques d’entrepreneurs qui ont transformé leur vie.
Cet article distille la sagesse de ces interviews exclusives. Oubliez les clichés et les formules magiques. Ici, vous trouverez des stratégies concrètes, des changements de mentalité profonds et des leçons tirées d’expériences réelles, que vous partiez de zéro, que vous ayez été sans-abri ou que vous cherchiez simplement à faire passer votre carrière au niveau supérieur. Préparez-vous à plonger dans l’esprit de ceux qui ont non seulement gagné le jeu de l’argent, mais qui en ont redéfini les règles.
Le Point de Départ : Une Mentalité à Toute Épreuve
Avant même de parler de stratégies d’investissement ou d’opportunités de marché, chaque entrepreneur interrogé a souligné un fondement commun : la mentalité. C’est le système d’exploitation sur lequel tournent toutes les applications du succès. Sans une mentalité solide, les meilleures stratégies du monde sont vouées à l’échec.
Ronald F. Johnson, un courtier en affaires qui a gagné jusqu’à 4 millions de dollars en un an, a résumé cette philosophie avec une citation percutante : « Vous pouvez faire de l’argent ou vous pouvez faire des excuses. Vous ne pouvez pas faire les deux en même temps. » Cette phrase simple mais profonde capture l’essence de la responsabilité personnelle. Chaque obstacle est un choix : le surmonter pour avancer ou créer une excuse pour stagner. Pour lui, le mot « impossible » met le cerveau au repos ; la vraie question est « comment ? ».
Cedric Nash, PDG d’une entreprise de logiciels évaluée à plus de 100 millions de dollars, insiste sur l’importance de l’environnement. Pour rendre son esprit « à l’épreuve des balles », il conseille de s’entourer de personnes positives. L’entrepreneuriat est une expérience remplie d’incertitudes. Même les entreprises les mieux documentées peuvent échouer. Un cercle social positif fournit le soutien et l’énergie nécessaires pour persévérer face à l’inévitable adversité.
Imani T. Young, une multi-entrepreneure à la tête de restaurants, d’une ligne de vêtements et d’investissements immobiliers, ajoute la dimension de la persévérance, surtout en tant que femme dans le monde des affaires. Elle a fait face à de nombreux rejets mais a gardé le cap grâce à une volonté constante d’apprendre, de ne jamais abandonner et de garder la foi. Sa devise : « Ce n’est pas où vous commencez, c’est où vous finissez. » Le résultat final est ce qui compte, pas les difficultés du parcours.
Identifier les Opportunités du Siècle : L’IA et la Modernisation
Une question cruciale posée à ces magnats était : « Quelle est la plus grande opportunité commerciale aujourd’hui ? ». Une réponse est revenue avec une constance assourdissante : l’Intelligence Artificielle (IA).
Cedric Nash voit l’avenir dans la combinaison de l’IA avec des secteurs majeurs comme la santé. Il ne s’agit pas seulement de technologie pour la technologie, mais de l’application de l’IA pour résoudre des problèmes fondamentaux dans des industries établies. Dean Forbes, un PDG qui a vendu une entreprise pour un milliard d’euros après avoir été sans-abri à deux reprises, abonde dans ce sens. Pour lui, l’IA est la nouvelle frontière, après l’ordinateur et le cloud. L’opportunité réside dans l’intégration intelligente de l’IA dans les produits et services existants. Dans son secteur, la fourniture de logiciels aux fabricants, l’IA peut optimiser les processus et augmenter les marges, même d’un demi-pourcent, ce qui représente des millions pour ces entreprises.
Imani T. Young utilise déjà l’IA pour systématiser ses opérations. Elle a mis en place une « université » interne pour son personnel, avec des modules de formation basés sur l’IA qui analysent et prédisent les besoins des clients, permettant à son équipe de s’améliorer continuellement. Pour elle, l’IA met la création de n’importe quelle entreprise « à portée de main comme jamais auparavant ».
Cependant, l’opportunité ne se limite pas à la haute technologie. Ronald F. Johnson propose une perspective fascinante et contre-intuitive. Alors que l’IA perturbe les emplois de « cols blancs », il voit une énorme opportunité dans la modernisation des entreprises traditionnelles et manuelles. Des secteurs que les gens ont tendance à éviter, où il faut « se salir les mains ». Il soutient que le pays est construit sur ces petites entreprises et que leur transition vers la modernité est cruciale. Reprendre une entreprise de plomberie, de nettoyage ou de construction et y intégrer la technologie moderne pour la gestion, le marketing et l’efficacité est une voie en or, car le travail de base, lui, ne sera jamais entièrement remplacé.
L’Art de Faire Travailler l’Argent : Investissement et Intérêts Composés
Gagner de l’argent est une chose. Le conserver et le faire fructifier en est une autre. C’est là que la différence entre les riches et les pauvres devient la plus évidente, non pas dans le montant des revenus, mais dans la manière dont l’argent est utilisé.
Imani T. Young l’exprime clairement : « Les riches savent que l’argent est un outil. » Ils l’utilisent pour acquérir des actifs (propriété), réaliser des investissements et construire des systèmes. Les personnes qui restent pauvres, selon elle, n’utilisent pas leur argent pour les bonnes choses, celles qui créent de la richesse à long terme.
Dean Forbes révèle ce qu’il considère comme le secret le mieux gardé des riches : les intérêts composés. Il parle d’un véhicule d’investissement qui lui rapporte 12 % par an. Pour beaucoup, ce chiffre peut sembler peu excitant comparé à la volatilité des cryptomonnaies ou des actions à la mode. Mais il explique que 12 % par an permettent de doubler son capital en 6 ans environ, de manière passive. La patience est la clé. « Quand je n’avais pas d’argent », dit-il, « cette mentalité est un peu difficile à avoir. » L’attrait du gain rapide est une tentation, mais la véritable richesse se construit sur la croissance régulière et composée.
Cedric Nash, le premier millionnaire de sa famille, donne deux règles d’or pour y parvenir. Premièrement, vivez frugalement jusqu’à ce que vous réussissiez, et non « faites semblant jusqu’à ce que vous réussissiez ». La discipline financière au début est non négociable. Deuxièmement, investissez dans tout, de manière diversifiée : actions, immobilier, entrepreneuriat, capital-investissement. Pour quelqu’un qui débute avec 10 000 $, il recommande la méthode du « dollar-cost averaging » (investissement programmé) dans des actions de très haute qualité. Il met en garde contre les schémas « devenez riche rapidement », les qualifiant de jeu de hasard, pas d’investissement. La construction de la richesse est un marathon, pas un sprint.
De Zéro à Héros : Les Premiers Pas Concrets vers la Richesse
Pour ceux qui n’ont ni capital ni expérience, l’idée de devenir millionnaire peut sembler être une montagne infranchissable. Pourtant, plusieurs de ces entrepreneurs ont partagé des chemins clairs pour commencer le voyage à partir du point zéro.
Mark, qui a gagné jusqu’à 3,5 millions de dollars en un an après avoir débuté dans un centre d’appels, offre le conseil le plus direct : « si vous partez de zéro, commencez par essayer de vendre quelque chose. » La vente est, selon lui, le moyen le plus rapide de passer de zéro à plusieurs centaines de milliers de dollars, uniquement par le travail acharné et sans capital de départ. Chercher un emploi dans la vente à commission élevée permet d’apprendre des compétences inestimables, de développer une résilience face au rejet et de générer un capital de départ significatif. Il insiste sur le fait de ne pas emprunter d’argent au début, car la dette vous met sous le contrôle des autres.
Ronald F. Johnson offre un autre chemin, celui de l’humilité et de l’apprentissage. Avant de devenir un courtier en affaires prospère, il a passé 10 ans à travailler de 9h à 17h, puis à gérer sa propre franchise de nettoyage la nuit et les week-ends. Il nettoyait des toilettes et frottait des sols. Son principe, tiré de la Bible, est puissant : si vous vous montrez digne de confiance en aidant quelqu’un d’autre à gérer son entreprise, vous serez un bon intendant de la vôtre. Être un excellent employé est l’une des meilleures formations à l’entrepreneuriat. Cela enseigne la gestion, la responsabilité et l’éthique de travail.
Ces deux approches, la vente directe et l’excellence en tant qu’employé combinée à une activité secondaire, sont des moyens éprouvés de construire une base solide sans avoir besoin d’un héritage ou d’un investisseur providentiel.
Le Secret le Mieux Gardé : Générosité, Humilité et Travail Acharné
Au-delà des chiffres et des stratégies, une dimension plus humaine et philosophique a émergé des conversations. La richesse durable ne semble pas être uniquement une quête égoïste, mais le résultat d’une approche plus holistique de la vie et des affaires.
Mark a partagé une perspective profonde sur ce que les riches savent : « Les gens riches ont intrinsèquement un esprit généreux. » Il croit qu’ils n’ont pas peur de donner et qu’ils comprennent la valeur de mettre quelque chose dans le monde sans attendre un retour immédiat. Partager de la valeur est le meilleur moyen d’en recevoir en retour, à condition de le faire avec les bonnes personnes. Cette idée de « semer avant de récolter » est un principe fondamental qui attire les opportunités et les partenariats.
L’humilité est un autre thème récurrent. Dean Forbes, un homme qui gère des transactions d’un milliard d’euros, a parlé sans détour de ses expériences en tant que sans-abri. Ronald F. Johnson a fièrement raconté ses dix années de nettoyage de toilettes. Il n’y a aucune honte dans le travail acharné, peu importe sa nature. Au contraire, c’est une source de fierté et le fondement sur lequel les empires sont bâtis. Il insiste sur la nécessité de se retrousser les manches et de se salir les mains, et d’être fier de le faire.
Enfin, la constante sous-jacente à chaque histoire est une éthique de travail implacable. Ronald F. Johnson l’a illustré en travaillant jour et nuit. Imani T. Young a parlé de « grinding » et de « hustling » pour économiser le demi-million de dollars nécessaire pour lancer son premier restaurant. Cedric Nash a évoqué la « transmutation sexuelle » décrite dans le livre Réfléchissez et devenez riche, où l’énergie utilisée pour la poursuite des plaisirs est redirigée et concentrée sur les affaires, créant une force motrice inarrêtable.
Leçons Finales : Les Citations et Livres Qui Ont Fait des Millions
Pour conclure ce voyage dans l’esprit des millionnaires d’Atlanta, voici quelques-unes des ressources et des mantras qui les ont guidés :
- Livres à lire absolument : Cedric Nash recommande deux livres essentiels. Le premier est le classique de Napoleon Hill, Réfléchissez et devenez riche. Le second est une version contextualisée, Think and Grow Rich: A Black Choice de Dennis Kimbro. Ces livres ne sont pas seulement des manuels d’affaires, mais des guides pour maîtriser sa propre psychologie.
- Citations qui inspirent l’action :
- « Ce n’est pas où vous commencez, c’est où vous finissez. » – Imani T. Young. Un rappel que votre passé ne dicte pas votre avenir.
- « Vous pouvez faire de l’argent ou vous pouvez faire des excuses. Vous ne pouvez pas faire les deux en même temps. » – Ronald F. Johnson. Une invitation à prendre la responsabilité totale de vos résultats.
En fin de compte, la leçon la plus importante de cette expédition à Atlanta est qu’il n’y a pas de secret unique. Le succès est un cocktail complexe de mentalité, de travail acharné, de vision stratégique, de discipline financière et de générosité. Comme l’ont conclu les animateurs de « The Venture », vous avez déjà tout ce dont vous avez besoin pour démarrer. Le secret, c’est vous. redaction@gablibre.com